Les matheux du lycée Ali Mellah se décompressent

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Après un trimestre chargé et après trois jours de cours de soutien durant cette première semaine de vacances d’hiver, les élèves de la classe de troisième année secondaire, série mathématiques, ont pris l’initiative avec leur professeur de langue française de prendre une journée de repos et d’organiser une sortie. En effet, avant-hier jeudi, les élèves de cette classe ont fait un déplacement jusqu’à Alger et plus précisément à la foire où ils ont visité ce qu’il y avait comme stands et aussi le manège. «Nous avons fait même du shopping dans l’hypermarché ARDIS», nous répondra un élève qui descendait du bus aux environs de dix-neuf heures trente juste à côté du lycée. Et à une jeune fille d’ajouter : «Vraiment, cela a été formidable. C’était un grand plaisir après un trimestre aussi long et aussi stressant. C’est un bol d’oxygène pour nous». Et à un autre de poursuivre : «Au retour, nous sommes passés par le littoral avant une halte à Boumerdès où nous avons pris des photos souvenirs. Pour moi, cela a été un soulagement.» L’initiative est à saluer quand on voit toute cette violence qui ronge nos établissements scolaires. «L’élève algérien devient violent parce qu’il manque de loisirs. A la fin des années 70 et même 80, il y avait des excursions et des sorties pédagogiques, nos élèves ne se lassaient pas. Aujourd’hui, ils ont parfois jusqu’à sept heures de cours par jour et puis on les prive même de leurs vacances en leur bourrant le crâne. Il faut revoir leurs emplois du temps. Et aussi, il est temps de multiplier les activités à l’école. Vraiment, ils sont devenus comme des ouvriers dans un chantier. Même un enfant du préscolaire n’est pas épargné», telle est l’explication qu’avancera ce professeur de langue arabe en retraite. Pour de plus amples informations sur cette sortie, nous avons approché M. Mouloud Agoun, en sa qualité de directeur des études de ce lycée (censeur). «Ce sont les élèves et leur professeur qui ont proposé cette excursion. Nous, de notre côté nous avons déposé la demande au niveau de la Direction de l’éducation. Celle-ci a donné son accord. Puis, les autres démarches ont suivi. En tout cas, c’est une bonne initiative. Elle a permis à ces matheux de se décompresser. De telles initiatives ne sont qu’à encourager», nous expliquera-t-il.

Amar Ouramdane

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