Il n’est plus question pour les travailleurs du pré-emploi et du filet social de faire marche arrière. Le Comité national des travailleurs du pré-emploi et du filet social, affilié au syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap) a décidé de ne plus attendre et de passer à l’action pour faire aboutir sa plate-forme de revendications. Cette fois-ci le comité en question ne fera pas cavalier seul. Une réunion regroupera ce week-end le comité national des travailleurs du pré-emploi, celui des diplômés chômeurs et le syndicat national autonome des étudiants (Snae) pour évaluer l’état des lieux et réfléchir à des actions communes. C’est du moins ce qu’a indiqué M Abdenour Oudjedi, coordinateur du comité des travailleurs du pré-emploi. Selon la même source, ces trois organismes syndicaux prévoient plusieurs actions communes (marches, rassemblements…) dés le début du mois de janvier. Le coordinateur de ce comité a, par ailleurs, fait savoir qu’un débat national sous le slogan «l’université et le monde du travail», a été tenu le 20 décembre dernier entre son comité et celui des diplômés chômeurs et le SNAE. Le recours de ces derniers à la protestation «reflète une prise de conscience des jeunes algériens et de leur conviction, par la démarche du comité et celle du Snapap, qui tend à lutter contre le chômage et l’emploi précaire», a-t-il dit. Le Snapap a, à cet effet, lancé un appel aux travailleurs pour rester mobilisés et solidaires, jusqu’au recouvrement de tous leurs droits légitimes. A rappeler que parmi les revendications des travailleurs du pré emploi et du filet social figurent «l’intégration, sans condition, de tous les travailleurs diplômés recrutés dans les cadre du pré emploi et du filet social, dont le nombre dépasse les 600 000 à l’échelle nationale dans des postes permanents, la réintégration immédiate des bénéficiaires qui ont été radiés, l’ouverture du dialogue, le droit à la retraite, l’annulation de la politique du travail précaire, l’attribution d’une prime aux chômeurs diplômés». Ils demandent également «la suspension des concours de recrutement de la Fonction publique, jusqu’à la régularisation de la situation des contractuels.
L.O.CH
