Plusieurs quartiers du chef-lieu communal subissent des inondations à partir des innombrables avaries sur le réseau de distribution de l’AEP, comme c’est le cas du quartier Thaydha ou le boulevard central, où des fuites qui durent depuis des mois ne semblent préoccuper ni les gestionnaires de cette commune, sinistrée sur tous les plans, ni encore moins les citoyens qui pataugent dans des mares de cette eau, lesquelles se forment au milieu des rues tout en changeant de couleur en se mêlant à toutes sortes de détritus. Une accumulation du liquide due à la détérioration des avaloirs, notamment devant l’entrée principale de l’école primaire Khaber Mohamed et en face de la polyclinique en cours de réalisation. Les mêmes inondations surviennent aussi le long du boulevard principal à cause des mêmes avaries, mais aussi du réseau de transport, car les engins des travaux publics qui interviennent sur les projets d’aménagement urbain ont été à l’origine d’énormes dégâts à cause du non-respect des normes techniques lors de la réalisation de cette conduite du transport d’AEP, notamment la profondeur des fouilles, laquelle (la conduite) a été réalisée il y a moins de 2 ans. Les godilles de ces engins butent sur cet ouvrage réalisé à fleur du sol, ce qui ralentit sensiblement l’avancement des travaux sur ce projet, notamment avec l’arrivée de l’hiver qui n’a fait qu’aggraver l’anarchie qui y prévaut au cœur du chef-lieu de commune. Ces énormes pertes d’eau sont à l’origine d’une pénurie de ce précieux liquide au niveau de plusieurs quartiers, comme Ighil Ouzekour et une partie de celui d’Ighil Hamad. Ces avaries sont aussi observées sur le réseau du transport qui dessert une bonne partie de la commune de M’Chedallah à partir du captage d’El Ainser Averkane d’Imesdhurar au niveau du village Aggach. Des avaries survenues depuis plus de 2 ans au niveau de deux vannes comportant des soupapes de décompressions brisées et inopérantes, d’où jaillit l’eau sous forme de gerbes et qui se perd inutilement dans la nature. Un fait dénoncé à plusieurs reprises dans ces mêmes colonnes sans pour autant que le nécessaire ne soit fait pour remédier à cet intolérable gaspillage d’eau, lequel est à l’origine d’une pénurie aigue en plein hiver, ce qui nous propulse à l’adage qui dit qu’un bateau conduit par deux pilotes n’arrive jamais à bon port, sachant que la gestion de l’AEP est confiée à plusieurs organismes, tels l’hydraulique l’Algérienne Des Eaux (ADE) et enfin les APC qui se rejettent mutuellement la balle à chaque mouvement de protestation de la population, qui continue à subir les conséquences d’une mauvaise gestion et d’une absence de coordination entre les diverses institutions étatiques.
Oulaid Soualah