Journées scientifiques et religieuses à M’Kira…

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C’est après la prière d’El-Asr d’avant-hier que furent clôturées les journées scientifiques et religieuses organisées pour la première fois par la petite mosquée du village Imaândène.

Pour cette dernière journée, la salle de prière de la mosquée fit son grand plein dès neuf heures du matin et les organisateurs durent placés de nombreux sièges à l’extérieur pour permettre à ceux qui avaient fait le déplacement de suivre les conférences programmées. En effet, pour cette troisième journée, le premier conférencier n’est autre que cheikh Hamiche, professeur de mathématique très connu, d’autant plus qu’il est habitué à sillonner les mosquées de la wilaya à faire sa démonstration sur les miracles du chiffre «7» dans le Coran. Ainsi, durant plus de deux heures, s’aidant d’un «Data show», M. Hamiche décortiquera non seulement de nombreux versets du Coran mais également plusieurs mots pour étayer sa thèse alors que la salle de prière, remplie comme un œuf, était fasciné par ce chiffre «7» qui revenait sans cesse dans la composition des versets qui finira par donner un chiffre astronomique que l’orateur lira pour clore sa conférence, juste avant le début de la prière du D’hor. Au demeurant, au moment de l’appel à la prière du D’hor, les organisateurs accueillirent le docteur Saïd Bouizri et ses accompagnateurs, comme tous les invités. Il leur sera offert des dattes et du lait ainsi que des sucreries. Aussi, c’est tout naturellement qu’au moment de la prière, l’imam de ladite mosquée, par respect, invita le docteur Saïd Bouizra à y officier et à la diriger. Juste après, cet imminent professeur s’apprêta à donner sa communication que tout le monde attendait impatiemment d’autant plus que tout ce qu’il allait dire n’est qu’un grand enrichissement de leur savoir, mais le thème de la communication n’était pas connu. Donc, il fallait attendre quelques instants pour le découvrir. Le docteur Saïd Bouizri, en grand pédagogue, dès l’entame, il rapporta une conversation qu’il avait eu avec un énergumène qui était venu à sa rencontre pour lui demander si la célébration du Mawlid Ennabaoui était «hallal» ou «haram», ce à quoi, pour mettre un terme, lui répondit qu’il avait à sillonner, en cette occasion, une trentaine de wilayas et qu’à son retour, il pouvait avoir une longue discussion avec lui tout en lui répondant implicitement. Donc, tout l’auditoire avait compris que le thème de cette conférence concernait la célébration de Mawlid Ennabaoui Echarif avec tout ce qu’il avait de positif. «La célébration de cette date n’est que le renouvellement du serment et qui pourrait être également pris comme le point de départ à un autre serment de faire encore mieux, dans le respect des préceptes de l’islam pour la prochaine année, car le nom du prophète lié à celui d’Allah est omniprésent sur nos lèvres et dans notre esprit», dira le docteur Saïd Bouizri, alors que pour cet imam, non investi, qui avait prêché vendredi passé dans une mosquée et qui avait proclamé dans sa khotba qu’il était « haram » de célébrer le Mawlid Ennabaoui. Le conférencier dira que sa place est au centre psychiatrique de Oued Aissi. La dernière conférence inscrite au programme fut donnée par Cheikh Hocine Tarha. À souligner que ces trois journées scientifiques et religieuses sous le thème «Muhammad : le messager d’Allah est le seul à pouvoir être pris comme modèle», ont été organisées sans grands moyens. «Je tiens à féliciter tout le village d’Imaândène ainsi que tout le comité d’organisation qui avait pris l’initiative d’un tel évènement et qui a veillé à sa réussite tout en sachant, bien sûr, que les organisateurs ont non seulement une grande expérience dans ce domaine puisqu’ils sont appelés à participer aux colloques, séminaires dans différentes wilayas ainsi qu’à l’étranger, mais ce qui m’a fait plaisir et que cela se passe dans mon village et je suis vraiment fier et heureux d’avoir passé ces trois journées tout en m’enrichissant de nombreuses nouvelles connaissances», nous déclare Aâmi Slimane, résident à Alger et qui était venu spécialement pour assister à cette rencontre. Par ailleurs, nous n’avons pas hésité à approcher El Hadj Abdeslam Chérif, pharmacien à Tizi-Gheniff, enfant du village et membre du comité religieux, pour nous parler de cette manifestation organisée par son village et qui vient de connaître un immense succès tant par le nombre de participants ainsi que du niveau élevé des communications mais également de l’exposition. «Effectivement, nous avions choisi comme thème, Muhammad : Le messager d’Allah, est le seul à pouvoir être pris comme modèle en toute chose, et nous avons, pour cela, édité un dépliant que nous avons distribué à tous les présents pour qu’ils prennent connaissance du minimum de ce que fut la vie du prophète, pour non seulement qu’il s’y inspire mais surtout pour qu’il l’applique dans sa vie quotidienne. En ce qui concerne la partie de l’exposition relative à la révolution algérienne à côté de l’autre qui est purement scientifique et religieuse, selon les calculs faits par certains d’entre nous, il s’était avéré que la date du premier novembre 1954, un lundi, correspondait à la date du Mawlid Ennabaoui Echarif ou du moins, dans les jours proches. En ce qui concerne les moyens comme vous avez pu le constater, chaque famille avait mis à notre disposition ce qu’elle pouvait. Nous remercions Dieu de l’aide qu’il nous a accordé et nous pensons que nous n’avons pas déçu nos invités», termine notre interlocuteur. Pour la cérémonie de clôture, étaient présents outre le président de l’APC, en l’occurrence M. Amar Akrour, ainsi que certains élus, de nombreux enseignants universitaires et étudiants venus des localités limitrophes et ceux originaires du village qui résident à l’extérieur. Enfin, il est à noter qu’outre de nombreux dépliants et prospectus remis aux présents, des CD des cheikhs Saïd Kadi sur la conduite du prophète ou de cheikh Hocine Tarha sur la naissance du christ, ont été également offerts.

Essaid Mouas

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