Les habitants de Boufhima en réclament – Des ralentisseurs, SVP !

A peine le bitume étalé sur ce tronçon de la RN 68 dont les travaux sont toujours en cours et qui traverse la bourgade de Boufhima à cinq kilomètres de la ville de Draâ El-Mizan vers Tizi-Gheniff, que des objets hétéroclites et autres obstacles tels des troncs d’arbres ou encore des blocs de pierre rétrécissent déjà la chaussée allant jusqu’à provoquer des accidents et par ricochet des dégâts aux véhicules empruntant cet important axe routier. De par ces obstacles, les habitants réclament l’installation de ralentisseurs communément appelés les « dos d’âne ». « Nous avons remarqué que les automobilistes ne respectent pas la vitesse requise dans une agglomération. En fait, en principe, celle-ci ne doit pas dépasser les trente kilomètres à l’heure. Or, nous voyons des chauffards qui font jusqu’à cent kilomètres à l’heure sans se soucier de la vie des piétons », fulmine cet habitant. Comme ce dernier, nombreux sont ceux qui sont allés jusqu’à couper la route à ce niveau. « Ce n’est pas parce que la route a subi cette restauration en tapis que certains vont y essayer les compétences de leurs véhicules. Vraiment, c’est insensé de rouler avec de telles vitesses quand on sait que des enfants la traversent pour se rendre à l’école ou encore des vieux font la même chose pour se rendre à la mosquée qui donne pignon sur rue », s’insurge un autre intervenant. En tout cas, les citoyens de cette localité sont décidés à maintenir ces barricades sur ce tronçon jusqu’à ce que les ralentisseurs soient placés. De leur côté notamment les chauffeurs de taxi ainsi que ceux des fourgons qui font la ligne entre Draâ El-Mizan et Tizi-Gheniff ne sont pas du tout d’accord avec cette décision. « Il ne faut pas généraliser et considérer que tous les automobilistes ont le même comportement. Pour nous, c’est une grande gêne car on quitte la station après avoir consommé son temps d’attente. Et ces barricades nous font perdre parfois notre tour. C’est vrai qu’il faut des ralentisseurs, mais il faudra peut-être donner un peu de temps aux services concernés de les implanter. Et ce n’est pas après vingt-quatre heures que cela devient possible », nous dit ce chauffeur de taxi agacé de faire des zigzags pour contourner ces obstacles.

Amar Ouramdane