La RN24 quasiment impraticable

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La route nationale n°24 est censée relier la ville d’Alger à celle de Béjaïa en passant par Bordj el Bahri, Ain Taya, Corso, Boumerdès, Zemouri, Dellys, Tigzirt, Azeffoun le long de la côte méditerranéenne.

Si le tracé de cette route est alléchant, puisque il donne sur une vue quasi imprenable sur la beauté des reliefs de la région, quand on le longe on désenchante vite tant, tout le long de son parcours, on est confronté à maintes difficultés et cela à cause de sa dégradation visible à vue d’œil. Cette dégradation atteint des proportions alarmantes au niveau du tronçon qui relie la ville de Tigzirt à celle d’Azeffoun.  En effet, dès que l’on sort de la ville de Tigzirt pour rejoindre l’ancienne ville de  port Gueydon, le plaisir de rouler sur cette voie est subitement gâchée par les innombrables affaissements de la chaussée. Du coup, on assiste à des manœuvres dangereuses de la part des conducteurs et qui consistent à rouler tantôt à gauche tantôt à droite pour esquiver les trous et autres crevasses qui jonchent le parcours. Parfois, pour préserver leurs véhicules, ces mêmes conducteurs se livrent à ce genre de zigzags même au niveau des virages avec ce que cela suppose comme risques pour leur vie et celle des autres.

Ce tronçon de route si fréquenté surtout les week-ends et pendant la saison estivale car il joint les fameuses plages de Tsalast, Feraoun, Tamda Ouguemoun côté Tigzirt et les plages Caroubier, Sidi Khelifa, Ait Chafaa, côté Azeffoun, nécessite des travaux de réparation en urgence tant la dégradation est à un stade des plus avancés. Beaucoup d’automobilistes se plaignent de cette situation.  L’un d’eux nous dira : « Je suis chaque jour obligé d’emprunter cette voie pour rejoindre à partir de mon village de Timlilin la ville d’Azeffoun et à chaque fois, c’est toujours la peur au ventre que j’entame ce trajet quotidiennement. Si rien n’est fait au plus vite pour restaurer cette route,  je redoute une dégradation plus accentuée encore qui dégénérera fatalement sur des accidents graves. Conduire le long de  cette chaussée, pour celui qui n’est pas habitué est un risque réel car on peut être surpris à tout moment par des crevasses ou, venant du sens inverse, des voitures qui roulent carrément à gauche. »

C’est en effet ce que peut constater tout voyageur qui se rend de Tigzirt vers Azeffoun. C’est pour cela que beaucoup d’automobilistes que nous avons accostés le long de ce trajet ne souhaitent qu’une chose : une réfection rapide de cette route nationale 24 pour lui redonner son statut et la rendre sûre est praticable.

A.S Amazigh 

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