Coup d’envoi aujourd’hui de la CAN-2015 – Qui succèdera au Nigéria ?

Le coup d’envoi de la 30e édition de la coupe d’Afrique des nations (CAN-2015) sera donné aujourd’hui en Guinée Equatoriale, avec au moins deux incertitudes évidentes au menu.

Le pays hôte relèvera-t-il le défi sur le plan organisationnel ? C’est là la principale question qui taraude les esprits, sachant que, faut-il le rappeler, la Guinée Equatoriale a hérité de cette CAN, il y a à peine quelques semaines, en remplacement du Maroc qui s’est désisté à cause du virus d’Ebola. Pour le moment, on ne peut rien affirmer. « Honnêtement, c’est un délai assez court. Mais on ne peut pas faire autrement. Il y aura des imperfections. Il ne faut pas se voiler la face », commentait d’ailleurs Issa Hayatou, président de la CAF, au lendemain du changement du pays hôte. Il ne pensait pas si bien dire, car des couacs ont déjà été enregistrés, dès l’arrivée des délégations. L’équipe du Congo vient de vérifier, en effet, à ses dépens, que les moyens n’ont pas suffisamment suivi la volonté affichée par les organisateurs, qui ont promis que tout allait être prêt au plus tard le 7 janvier. Les Congolais ont eu la mauvaise surprise, une fois à l’hôtel, de constater qu’il n’y avait pas assez de places pour tout le monde. Ainsi, et selon des informations rapportées par le journal français l’Equipe, au moins sept membres de la délégation se sont retrouvés sans la moindre place. Cette situation n’a d’ailleurs pas laissé de marbre l’entraîneur de l’équipe congolaise, le Français Claude Le Roy, qui n’a pas caché son amertume : « C’est invraisemblable, inadmissible. C’est la première fois que je vois ça en 8 CAN. On ne sait pas où certains vont dormir ! », a-t-il déploré.

Faudra-t-il s’attendre au pire ?

On ne peut rien affirmer. Peut-être qu’il ne s’agit là que d’un cas isolé comme le dira l’autre, d’autant que, selon les échos colportés par les différents envoyés spéciaux de la presse, tout semble se passer pour le mieux pour les autres sélections, du moins jusqu’à la journée d’hier. Misons en tous cas, pour le meilleur, même si dans ce genre de manifestations, on trouvera toujours à redire. Et puis maintenant qu’on est en plein dedans, on doit assumer et œuvrer pour faire de l’événement une fête. A vrai dire, fête ou pas fête, cela importe peu pour les fans de la balle ronde. Les amoureux du sport-roi espèrent plutôt voir un beau foot. Sinon, pour les supporters des 16 équipes engagées dans la compétition, leur vœu se résume à la consécration finale de leur team favorite. En effet, l’enjeu peut bien cacher les très probables manques organisationnels, car à la fin, il est vrai, seul le nom du pays qui remportera cette coupe restera dans les annales. Parle-t-on en fait de la mésaventure qu’a connue le Togo d’Adebayor en 2010, lorsque la sélection a été mitraillée en Angola ? De cette CAN 2010, on ne retient qu’une chose, l’Egypte l’a remportée. Donc, le plan sportif l’emportera certainement en fin de compte en Guinée Equatorial aussi. Et côté purement sportif, justement, les paris vont bon train. Et c’est là l’autre incertitude. Qui succédera au Nigéria? L’Algérie, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Cameroun, la Tunisie et autres encore sont cités avec insistance pour se hisser en haut de la pyramide, le 8 février prochain. Ce ne sont là que de pures spéculations. Car toutes les équipes se valent et ont toutes des atouts à faire valoir sur les plans collectif et individuel. A part peut-être le RD Congo qui se présente à cette édition avec des soucis internes, toutes les autres sélections viennent en Guinée pour jouer crânement leur chance, y compris l’invité surprise le Cap-Vert. Au moins donc une certitude : ça va chauffer sur le rectangle vert entre les 16 antagonistes et ça sera tant mieux pour le spectacle qui est d’ailleurs assuré et le ton sera d’ailleurs donné dès ce soir avec ce menu royal qui mettra aux prises le pays organisateur et le Congo, en match d’ouverture, et le Burkina Faso face au Gabon. L’Algérie entrera en lice, après demain, lundi, à partir de 20h contre l’Afrique du Sud. L’autre match du groupe C opposera, à 17h, le Ghana au Sénégal. L’Afrique du football souhaite en fait qu’elle n’ait pas affaire à cet invité surprise, l’Ebola en l’occurrence, qui plane, il faut le dire, sur cette CAN.

M. O. B