Chemini : Journée d’étude sur les règles générales de l’hygiène dans les cantines scolaires – Offrir un repas de qualité aux enfants

Dans le souci de mieux informer et alerter des dangers qui guettent la santé des bambins au niveau des cantines scolaires, une journée d’étude a été organisée, mardi dernier, au niveau de la bibliothèque communale de Chemini, par l’inspection des cantines scolaires de Sidi-Aich et l’APC de Chemini. Ayant pour thème les règles générales de l’hygiène dans les cantines scolaires, l’inspecteur des cantines scolaires, M. Saidi, a longuement insisté sur l’importance de porter un regard consciencieux et tintouin sur le respect des règles d’hygiène. Le personnel des cantines implantées sur le territoire de la commune est venu en masse pour assister à ladite formation, laquelle devrait prodiguer plus d’informations et d’éclaircissements sur leurs conditions de travail. Parmi lesdites règles figurent l’hygiène personnelle, le respect des températures, nettoyage et désinfection, ainsi que le contrôle. À noter que la commune de Chemini compte 10 cantines au niveau des écoles primaires, 1 au niveau du lycée A. Ouddak et 1 à l’établissement moyen de Semaoune. «Il est plus que primordial d’accorder une attention particulière aux règles d’hygiène au niveau des cantines scolaires, car il y va de la santé de nos enfants. Le personnel ne doit nullement badiner avec l’hygiène et la sécurité alimentaire», prône le conférencier. Plusieurs points relatifs audit thème sont passés au peigne fin par l’orateur en mettant en exergue les dangers qu’encourent les enfants dans le cas d’intoxication, et qui ne sont autres que le fruit de la négligence et de la frivolité du personnel exerçant dans les cantines scolaires. Toutefois, la gestion des cantines scolaires est considérée par les observateurs comme étant des «abcès» du secteur de l’éducation nationale. «Cela fait trois ans que je suis à la tête de l’inspection au niveau de Sidi-Aïch, Dieu merci, aucune anomalie n’est signalée au niveau de Chemini. Au contraire, certains établissements sont un modèle de gestion par excellence, et ce, en dépit des maigres budgets alloués aux cantines scolaires», avoue M. Saidi. Quant à la gestion des cantines scolaires, cela relève d’une minutie budgétaire pour laquelle les directeurs des établissements scolaires se doivent de calculer et recalculer leurs dépenses de telle sorte à pallier entre qualité et quantité des repas offerts. «L’oscillation des prix des produits alimentaires nous contraint de revoir à chaque fois nos calculs, et on ne peut se permettre certaines denrées hors de notre portée. Néanmoins, les aides consenties par l’APC de Chemini nous permettent de sortir la tête de l’eau. En plus des 55 millions de DA alloués par le ministère de l’Éducation et de l’APW, 02 kilos de viandes sont assurés quotidiennement par notre APC», confirme M. A. Bouredji, directeur de l’école primaire de Chemini1. Et d’ajouter : «Pour l’exercice 2015, les élus de notre municipalité ont voté à l’unanimité une rallonge de 200 000 DA. Cette somme permettra forcément aux gestionnaires des cantines d’avoir les coudées franches pour offrir un repas de qualité à nos enfants». «En toute sincérité notre municipalité fait de son mieux pour aider toutes les cantines implantées dans son territoire, nonobstant les maigres recettes dont nous disposons. Nous restons à l’écoute des directeurs des établissements scolaires pour les accompagner du mieux qu’on peut dans cette noble mission qu’est l’éducation de nos bambins », dira Mme Hanifi, hygiéniste de santé et élue à l’APC de Chemini. Et comme tout n’est pas rose dans la gestion d’une manière générale, les participants à ladite formation ont soulevé certains problèmes rencontrés dans le travail. La vétusté du matériel, effectif réduit, déficit en équipements… ont laissé dubitatifs le personnel des cantines scolaires qui s’estiment lésés par leur tutelle. «Cela fait plus de 14 ans que je travaille en tant que cuisinière dans une cantine scolaire sans que je voie l’ombre d’une titularisation. Comment peut-on s’en sortir avec 5000 DA par mois, de surcroît accordé dans le cadre du filet social», lance tout de go une mère de famille.

Bachir Djaider