Il est clair que les établissements scolaires et les salles de jeux ne font pas bon ménage. Celles-ci « aspirent » les élèves en perturbant leur scolarité. Il y en a même ceux qui deviennent accros à ces lieux pour n’avoir d’yeux, en fin de compte, que pour eux ! En tout cas, c’est ce qui nous a été donné de constater dans plusieurs localités de la commune de Chorfa, où les salles de jeux ne désemplissent pas durant toute la journée, jusqu’à croire que ces enfants et autres adolescents ne fréquentent pas l’école! Il y en a, bien évidemment, des élèves qui sèchent les cours pour s’adonner à leurs jeux favoris, notamment les jeux vidéo, lesquels font fureur parmi les enfants! Ces salles, mal aménagées et ne répondant à aucune norme de sécurité notamment, deviennent de véritables lieux de défoulement pour une masse juvénile mal-en-point, laquelle relègue la scolarité au second plan. Cette situation qui menace la scolarité et l’avenir des élèves n’est due à autre motif qu’à la proximité des salles de jeux des établissements scolaires. En effet, des propriétaires de ces lieux ne s’encombrent pas de scrupules pour ouvrir leurs salles de jeux à proximité des établissements scolaires pour appâter et aguicher une clientèle « spéciale », qui se recrute parmi les élèves en premier lieu, en frappant contre le mur le règlement qui régit ce genre d’activité que l’on dit « classée ». Effectivement, ouvrir une salle de jeux n’est pas un… « jeu ». Il faudra, à notre connaissance, toute une « pile » de documents, et cette enquête de Commodo et Incommodo, le fameux sésame pour exercer ce genre d’activité dite classée. Mais force est de constater que cela s’effectue en réalité au mépris de tout le règlement qui régule cette activité nuisible, au demeurant, à l’entourage et aux élèves en particulier. Pour citer un exemple: Il existe une salle de jeux située au village Toghza, à 5 kms du chef-lieu communal de Chorfa, qui est attenante au CEM nouveau et à l’école primaire où des dizaines d’élèves passent beaucoup de temps surtout à la sortie du midi, dans un vacarme indescriptible!
Y. Samir