Le manque de transport que connaît habituellement Aïn El Hammam en fin de semaine s’est accru cette fois, avec les chutes de neige. Vendredi dernier, les voyageurs qui s’étaient rendus à la station de fourgons ont attendu un hypothétique véhicule vers Tizi-Ouzou pendant plusieurs heures. Ni les fourgons, ni les taxis qui rallient habituellement la ville des genêts ne se sont présentés pour emmener des dizaines de personnes qui devaient voyager, en cette matinée là. La crainte de circuler sous la neige n’est pas étrangère à cette situation. « La plupart des transporteurs résident dans les villages et ne peuvent, de ce fait, risquer de se déplacer vers la ville en empruntant certains endroits difficiles d’accès. Sachant que l’assurance ne prend pas en charge les dégâts dus aux intempéries, on évite tout déplacement en temps de neige», nous confie un chauffeur de taxi qui venait de rentrer de Tizi-Ouzou, sans encombre, vers dix heures. Les deux fourgons qui ont dû passer la nuit à la station étaient recouverts de poudreuse et ne semblaient pas prêts pour le départ. La chaussée, bien que légèrement parsemée de résidus de neige, a été dégagée de bonne heure. Cependant, on ne peut tout de même pas incriminer ceux qui, par excès de prudence, ont gardé leurs véhicules aux garages. Généralement, les habitants de la région prennent leurs dispositions à l’avance. Ils sursoient à leur voyage et ne se déplacent durant les jours de neige que lorsqu’ils sont contraints par des affaires qui ne peuvent attendre. « Même si on arrive à partir, le retour est toujours aléatoire », nous dit un étudiant à l’université d’Alger. De toute façon, les choses sont rentrées dans l’ordre en milieu d’après midi, avec le dégagement total de l’asphalte ; ce qui a permis à quelques voyageurs de quitter finalement Aïn El Hammam.
A.O.T.
