Les habitants de Sidi Namane, une commune à quelques quatre kilomètres au Nord du chef-lieu de la daïra de Draâ Ben Khedda, ne cessent de crier leur désarroi quant au piteux état de leursroutes.
Le mécontentement atteint, particulièrement, les habitants des zones montagneuses telles Tala Mokar, Oulad Ouareth, Drama Khelifa, Imekhlaf. Ceux des villages désertés par leurs habitants, notamment Tala Mokar, Imekhlaf, Chéri et Boumhala entre autres sont les plus touchés, les plus marginalisés durant la décennie noire, abandonnant biens et immeubles pour sauver leurs vies et celles de leurs enfants, sous d’autres cieux plus cléments. Avec le retour au calme et à la paix, ils ont regagné leurs villages et leurs demeures trouvées dans un état désastreux, ils sont confrontés à d’autres problèmes que le terrorisme a engendrés. Il s’agit de la réhabilitation des villages qui ont urgemment besoin de routes, d’eau potable, d’électricité d’écoles, de transport etc. Le gaz naturel n’est pas encore dans les tablettes de leurs revendications dont la liste est déjà longue. Même les routes du chef-lieu ne sont pas épargnées, excepté à un degré moindre l’axe principal jusqu’à environ Draa Khelifa et le pont Maizer. L’autre problème est celui de l’habitat qui préoccupe les habitants dont les comités avaient déjà proposé aux autorités une solution qui leur sied à merveille et qui » consiste à un habitat groupé à défaut de logements sociaux » et expliquent leurs intentions: » Nous avons proposé trois sites : deux (2) à Bourdim et un(1) à Oulad Ouareth pour cinquante (50) logements par site et auxquels nous n’avons malheureusement reçu aucune suite favorable » Les comités de villages réunis en coordination sous la présidence de M Kherroubi, soulèvent le problème de la santé : « la polyclinique existe mais dépourvue de moyens humains et matériels : pas de dentiste, pas de radio, pas d’ambulance, pas de permanence. Dans ce cas de figure, comment le personnel sur poste fait-il fonctionner la polyclinique ? », s’interrogent plus d’un. Et ce ne sont pas les malades qui manquent dans cette localité dépourvue de moyens élémentaires. Ici, la jeunesse n’est pas aussi lotie qu’ailleurs, une commune qui souffre de tous les maux: chômage, logement, espaces verts, stades et infrastructures culturelles… La maison de jeunes ne l’est que par nom.
Arous Touil
