La défaite de l'Algérie, avant-hier, face au Ghana, confirme qu'en football, le fait de dominer un match n'est pas forcément couronné de succès.
La sélection algérienne de football, battue sur le fil par le Ghana (1-0), en match disputé vendredi soir à Mongomo pour le compte de la 2e journée de la CAN-2015, a compliqué sa situation dans la perspective d’une qualification au prochain tour de l’épreuve, car désormais condamnée à battre le Sénégal, mardi prochain pour le compte de la 3e et dernière journée du groupe C, pour espérer se qualifier aux quarts de finale de la compétition. Les Verts se sont inclinés sur un but assassin de Gyan Assamoah à la (90+3) alors qu’ils tenaient jusque-là le point du nul qui les plaçaient en pôle position pour terminer à la 1re place de leur groupe. Un objectif désormais compromis, vu le grand nombre de paramètres qui entrent en jeu pour sa concrétisation. La défaite de l’Algérie face au Ghana confirme qu’en football, le fait de dominer un match n’est pas forcément couronné de succès, et qu’en même temps, une équipe peut prétendre à la victoire sans avoir fourni un meilleur rendement que son adversaire. Une défaite amère pour les Verts, mais ô combien précieuse pour le Ghana qui se voit du coup relancé dans la course à une éventuelle qualification au prochain tour. L’Algérie reste toujours en lice dans cette course, car il lui suffit de battre le Sénégal lors du dernier match pour se qualifier. Cruel, c’est le qualificatif qui revenait comme une litanie dans le camp algérien, vendredi soir à Mongomo, après l’amère défaite concédée par la sélection nationale face au Ghana (1-0). Que ce soit l’entraîneur, les joueurs et journalistes présents, les mines étaient renfrognées et le sourire absent. Dépités par la tournure qu’a pris ce match contre une équipe ghanéenne, « trop respectée ». Les Algériens n’arrivaient pas encore à comprendre 24 h après, ce qui s’est passé pour que l’EN perde un match de cette manière, en concédant un but « assassin » au temps additionnel (90+3), inscrit par le capitaine Gyan Asamoah. Avec un schéma tactique de 4-5-1 qui se transforme en 4-3-3 en possession de ballon, le sélectionneur national « a quelque peu failli dans cette nouvelle stratégie », estiment les observateurs, lui qui voulait colmater les brèches après la « mauvaise » prestation face aux « Bafana Bafana ».
Face au Sénégal, ce sera une finale !
Ce sentiment de désillusion baignait les vestiaires algériens et l’ensemble des joueurs ressentaient une profonde amertume au moment où ils s’exprimaient sur les raisons de cet échec. « Il ne faut pas se mentir, c’est une défaite dur à encaisser », dira le milieu de terrain Yacine Brahimi, qui lui aussi avait bien du mal à comprendre ce qui leur est arrivé lui et ses coéquipiers. « Nous avons joué sur une pelouse catastrophique, qui n’était pas faite pour arranger notre jeu habituel, axé essentiellement sur la technique. Il ne faut blâmer personne. C’est difficile d’encaisser un but en fin de match », estime de son côté le capitaine Madjid Bougherra, aligné d’entrée à la place de Rafik Halliche, à court physiquement, alors que Saphir Taider a invoqué « une défaite cruelle ». Revenant à la réalité puisque la sélection nationale se retrouve dans une position délicate et que ses chances de qualification ont été quelque peu déstabilisées, Gourcuff pense fermement que l’espoir existe et qu’il ne faut pas désespérer. « Il reste un dernier match face au Sénégal mardi, que nous allons jouer à fond pour gagner et se qualifier aux quarts. Il n y aura pas de calculs à faire, nous devons absolument réagir. Au stade de Malabo face au Sénégal, nous allons jouer sur une belle pelouse qui permettra de développer un jeu beaucoup plus rapide et fluide », soulignera le sélectionneur national. Un bémol que partagent l’ensemble des joueurs qui affirment que rien n’est perdu et qu’il faut rester unis dans la défaite et ne pas baisser les bras lors du dernier match face au Sénégal, qui sera « une véritable finale » pour le passage au deuxième tour.
R. S
