L’association nationale des parents d’élèves a mis en garde contre les menaces de l’intersyndicale de l’éducation nationale d’observer une grève de deux jours les 10 et 11 février prochain. Le président de l’association nationale des parents d’élèves, M. Khaled Ahmed appelle l’intersyndicale de l’éducation à la sagesse. Selon lui, il est plus judicieux de trouver un terrain d’entente à leur préoccupation sans prendre, cette fois-ci, les élèves en otage. «L’élève est la seule victime du bras de fer qui oppose les syndicats autonomes activant dans l’éducation à leur tutelle», a-t-il déploré. Joint hier par téléphone, notre interlocuteur a indiqué que les grèves hypothèquent l’avenir scolaire des élèves. La preuve : 70% des étudiants, au niveau national, échouent lors de leur première année universitaire. Ce dernier dira dans ce contexte que les actions de protestation sont à l’origine de ces résultats catastrophiques. De ce fait, M. Khaled Ahmed a appelé l’intersyndicale qui englobe sept syndicats (Unpef, Snte, Snapap, Snapest, Cla, Snapep et Satef) à accorder un peu plus de temps à Mme Nouria Benghabrit pour le règlement de leurs problèmes. «Les partenaires sociaux doivent trouver un accord avec le ministère loin des grèves et des mouvements de contestation», a recommandé la même source qui appelle ces syndicats à opter pour d’autres moyens afin d’exiger la prise en charge de leurs doléances. Pour illustrer ses propos, le président de cette association a demandé aux syndicats «d’aller vers la justice ou d’interpeller le premier ministre ou le président de la République pour trouver un terrain d’entente à leurs préoccupations au lieu de mettre à chaque fois l’avenir des élèves dans l’incertitude». En ce qui concerne en outre la menace des élèves de terminale de sortir dans la rue pour exiger le seuil des cours, M. Khaled Ahmed fera savoir que les mouvements de protestation initiés par les syndicats autonomes sont la cause principale de la sortie des élèves en classe d’examen dans la rue. «Les élèves ont peur pour leur avenir scolaire, eux qui subissent les conséquences du retard causé par ces mouvement de grève successives des syndicats du secteur», a expliqué la même source. Ajouter à cela, «l’école algérienne connaît pas mal de problèmes à savoir, la surcharge des classes et du programme scolaire, le manque, la dégradation des infrastructures, la médiocrité de la médecine scolaire, ainsi qu’un manque de professeur en langues étrangères», a-t-il déploré. De ce fait, M. Khaled Ahmed a appelé les syndicats du secteur à faire preuve de patience.
L. O. Challal