Une foudre qui s’est abattue sur un frêne, dans la ville d’Iferhounène, a causé dans la matinée d’hier, des dommages considérables aux appareils électroménagers de plusieurs foyers. Il est à rappeler qu’il est fortement conseillé de débrancher tous les appareils électroménagers en périodes d’instabilités météorologiques, notamment quand sévissent de fortes rafales de vent accompagnées d’importantes chutes de neige. Selon un citoyen habitant sur le chemin du lycée, la foudre lui a endommagé « un démodulateur avec wifi et un réfrigérateur ». Par ailleurs, un conducteur d’engin nous apprendra que les déneigeuses n’arrivaient plus à dégager les routes : « Dès qu’on se débarrasse d’une couche, celle-ci est remplacée par une autre plus épaisse. Malgré le va et vient des déneigeuses, les routes demeurent encombrées par la poudreuse qui ne cesse de tomber », nous a-t-il expliqué. De ce fait, la circulation est quasi impossible, hormis quelques propriétaires de véhicules 4×4 qui osent s’aventurer sur les chaussées envahies de poudreuse épaisse, collante et glissante. S’ajoute à cela l’étroitesse des pistes, d’où la difficulté à deux véhicules de se croiser. Outre ces obstacles, les citoyens, angoissés d’être confinés des jours durant chez eux, se rendent en groupe et à pied à Iferhounène, bravant ainsi le froid et la neige. En revanche, cette situation fait le bonheur des amoureux de la nature qui se dépêchent d’immortaliser les magnifiques paysages qui s’offrent à leurs yeux en prenant le plus grand nombre de photos possible. Il y a aussi les amateurs des sports d’hiver et les enfants qui profitent de ces vastes terrains de jeu enneigés pour s’adonner à leurs plaisirs, qui en confectionnant des bonhommes de neige, qui en pratiquant la glisse. Par ailleurs, les plus contents ce sont les agriculteurs. Un paysan nous dira que cette neige est une bénédiction de Dieu : « Dans cette région aux reliefs accidentés, composée de roches et de précipices, la régénération des sources se fait grâce à la neige, car cette dernière fond doucement et l’eau qu’elle dégage pénètre dans le sol lentement », nous expliquera-t-il, en argumentant : « ce n’est pas le cas des eaux de pluie qui elles se déversent dans les ruisseaux pour se jeter dans des oueds, notamment quand elles tombent à torrents ». Il conclura en nous récitant ce poème du grand Si Mohand Umhend : « Cette fois-ci, elle (la terre) a été arrosée par la neige, toutes les rigoles débordent, même le ruisseau est sorti de son lit…».
Madjid Aberdache
