L’établissement dans un état lamentable

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C’est l’hiver. Située à plus de huit cents mètres d’altitude, l’école primaire  » Boussaid Amrou » est dans un état lamentable. Et par ricochet, les élèves souffrent et grelottent de froid. Depuis le décès du directeur juste au début de l’année scolaire, l’intérim est assuré par une enseignante, mais apparemment, c’est la galère.  » C’est un établissement entièrement délaissé. Nous travaillons vraiment dans des conditions qui frisent la misère », nous dira une source proche de l’établissement. Et à une autre d’ajouter:  » les appareils de chauffage sont vétustes. Certains d’entre eux n’ont pas été remplacés depuis des années. Et en plus, la quantité de mazout livrée ne nous satisfait pas d’autant plus que nous sommes sur une colline ». Selon nos interlocuteurs, même les sanitaires des élèves dégagent des odeurs nauséabondes car l’eau courante manque toujours dans cette école. En plus de ces problèmes, celui de la clôture cause énormément de désagréments aussi bien au personnel qu’aux élèves.  » L’école n’a que du grillage. Même les chiens errants arrivent jusque dans la cour. C’est un danger encouru par nos élèves. Il lui faut une clôture en dur », nous confiera un autre enseignant. Dans cet établissement, c’est la grogne. Notons dans le même sillage que c’est l’une des anciennes écoles de la commune, malheureusement, elle n’est pas encore dotée d’une cantine scolaire.  » Le choix de terrain a été fait. On nous a dit même qu’elle est inscrite, mais on ne voit rien venir. Pourtant, à chaque fois que nos habitants manifestent devant la mairie ou la daira, c’est l’une de nos revendications majeures », nous avait déclaré dernièrement le président du comité de villages. Encore une fois, le problème de la gestion des écoles primaires par les APC pose toujours problème. D’ailleurs, les directeurs de ces établissements ont, à maintes reprises, dénoncé ce fait critique car ils estiment que cette prérogative doit le revenir à l’image des directeurs des collèges et des lycées.  » Le directeur ne peut rien faire. Il n’a même pas les moyens de réparer même une vitre brisée. Par contre, au niveau des CEM et des lycées, ils ont tout pour parer à n’importe quelle urgence qui surgit. Que la ministre de l’éducation nationale ouvre un débat à ce sujet », nous dira un directeur d’une école primaire.

A. O.

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