Tizi-Gheniff : Elle vit sous une bâche en nylon comme toiture – Une famille dans le désarroi à Iboundarène

Au village Iboundarène, situé sur le CW 107 et plus précisément à proximité de l’école primaire d’Ighil Boughmari, il n’échappe à personne de voir cette habitation en construction recouverte d’une bâche en nylon en guise de toiture. Eh bien! C’est une famille de onze membres qui y passe ses nuits glaciales d’hiver. C’est le désarroi total de ce père de famille de neuf personnes qui ne sait à quel saint se vouer. En effet, selon un membre de la coordination des comités de village de la commune de Tizi-Gheniff, cette famille y vit déjà depuis plus d’un mois. « Une partie de leur ancienne bâtisse en toub s’est effondrée, il y a de cela plus d’un mois. Ne trouvant aucun gîte, le père et les enfants ont opté pour cette construction qui n’a que les murs extérieurs. Aucun mur de cloisonnement n’est encore construit. Alors que pour le toit, ce n’est qu’une bâche », nous apprendra notre interlocuteur. Dans une virée sur les lieux, nous avons rencontré la mère. En pleurs, elle nous fera visiter cet espace où sont déposés pêle-mêle leurs effets vestimentaires. Dans un coin, un sanitaire est prévu; bien sûr, avec un tissu comme porte. C’est une misère sans nom. Le père a sollicité les autorités locales, en vain. « De notre côté en tant que comité de village, nous avons posé ce problème aux responsables locaux. Leur réponse était catégorique à ce sujet prétextant qu’ils n’ont rien à offrir pour cette famille. Il faut trouver quand même un recasement pour cette famille. Sinon, une catastrophe va se produire. Et puis, je suis sûr que les regrets vont suivre. « , estimera de son côté le même représentant de la coordination. Les enfants dont trois jeunes filles en âge de se marier interpellent à vive voix le wali de Tizi-Ouzou à ce sujet.  » Nous sommes les damnés de la terre. Ayez pitié de nous, M. le wali », lanceront unanimement les occupants de cette habitation en construction.

Amar Ouramdane