Apparemment, la pénurie de lait en sachet ne s’atténue plus dans cette localité. En effet, depuis plus d’un mois, peu avant l’arrivée du livreur, déjà les files d’attente sont visibles devant les magasins d’alimentation générale. » Vraiment, on ne sait plus quand ce produit est vendu. Parfois, on fait la chaîne et quelques minutes après, on nous dit que le livreur ne passera pas. Et après, on voit des personnes passer avec des sachets de lait. C’est incroyable ! », fulminera ce consommateur accosté au centre-ville. D’aucuns disent que le lait en sachet est donné sous le manteau comme au temps des grandes pénuries. Devant cette crise aiguë,; le lait en poudre s’impose bien que son prix soit inaccessible aux bourses même moyennes. » Tout d’abord, il nous revient cher. Puis, il n’est pas économique. Un paquet de 500 grammes à trois cents dinars vous donnera au maximum quatre litres. Combien de paquets vous faudra-t-il quand vous avez une famille de six personnes? », nous interrogera une autre personne. Du côté des laitiers, on nous dira que la quantité qui leur est servie est réduite. » Je ne reçois que trois caisses tous les deux jours. Et puis, il faut savoir qu’en hiver, la consommation augmente par rapport aux autres saisons. Sincèrement, c’est un casse-tête. Et puis, on ne gagne rien », nous confiera l’un des commerçants du centre-ville. Certes, l’un des laitiers met à la disposition du lait pasteurisé produit par une laiterie privée de la wilaya de Boumerdès, mais les consommateurs le boudent surtout par rapport au prix affiché. Il est à trente cinq dinars. » C’est quand même cher. Au moins, s’il gagnait seulement deux à trois dinars, je pourrais fermer l’œil. Mais, par principe, je ne l’achète pas », suffira de nous dire un consommateur rencontré devant ce magasin où nous avons constaté qu’un congélateur était plein. Devant ce manque, les habitants appellent les autorités de wilaya à intervenir auprès de la laiterie de Draâ Ben Khedda afin de revoir le quota destiné pour leur localité. Selon une déclaration faite par un responsable de la dite laiterie à la radio locale de Tizi-Ouzou, il n’y aucune pénurie, mais cela est dû surtout à une forte demande en hiver. La même situation règne dans tous les villages où ce produit, pourtant subventionné par l’Etat, est cédé entre trente et trente cinq dinars même lorsqu’il provient de Draâ Ben Khedda.
Amar Ouramdane
