La coordination intersyndicale de l’Education nationale (CSE) ne compte pas faire marche arrière. En effet, elle appelle à la radicalisation de son mouvement de protestation, afin de faire aboutir sa plate-forme de revendications.
Le secteur de l’éducation ne cesse de vibrer sous les actions de protestation des travailleurs, qui ne décolèrent pas. Les sept syndicats sont appelés à tenir leurs conseils, durant cette semaine, pour procéder à l’évaluation de la grève des 10 et 11 février. Ensuite, une réunion de l’intersyndicale est prévue pour jeudi prochain, pour trancher sur la radicalisation du mouvement de protestation. « Lors de cette réunion, les syndicats vont déterminer la date et la durée de la prochaine action de protestation », lit-on dans le communiqué rendu public par la CSE. De ce fait, les rencontres et les engagements du département de Benghebrit n’ont pas pu apaiser la colère des sept syndicats de l’Education, qui se disent maintenir leur plate-forme de revendications. Parmi les points qui créent litige entre la CSE et le ministère de l’Education nationale, figure la révision du statut particulier. La ministre a fixé une durée de cinq ans pour sa révision, alors que les syndicats exigent une période qui ne dépasse pas une année. « Il faut arrêter un calendrier raisonnable pour la révision du statut particulier, et prendre en charge, également, les revendications urgentes des travailleurs du secteur », a souligné la CSE. Les revendications mises en avant par les travailleurs du secteur de l’Education sont relatives au droit aux postes adaptés, au reclassement des professeurs des lycées techniques et à l’amélioration des conditions de travail pour les corps communs, les ouvriers professionnels et les agents de sécurité. A retenir que la CSE est composée de l’union nationale des travailleurs de l’éducation et de la formation (UNPEF), le conseil des lycées d’Algérie (CLA), le syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (SNAPEST), le syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP), le syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (SATEF), le syndicat national autonome des professeurs de l’éducation primaire (SNAPEP), et le syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE).
Samira Saïdj

