À la traîne depuis 2009

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Lancé en 2009, le projet de réalisation d’un internat pour le centre de formation professionnelle de Tizi-Gheniff, d’une capacité de soixante lits n’a pas encore vu le jour malgré qu’il ait été à maintes reprises, confié à certaines entreprises qui avaient tôt fait d’abandonner et de quitter les lieux après seulement quelques coups de pelles et de pioches. Comme nous l’avions rapporté à chaque fois, dans nos nombreuses éditions précédentes, durant toutes ces années, les directeurs qui s’étaient succédé à la tête de cette importante structure de formation n’avait cessé de nous répéter qu’ils avaient signalé ce retard à plusieurs reprises à la tutelle ou que les consultations seront relancées incessamment ou encore la relance du projet est imminente mais, des mois et des années passent sans que les centaines de stagiaires qui y étaient passés n’aient pu gouter à un seul repas à l’intérieur de cet établissement. «C’est vrai que la réalisation d’un internat ou ne serait-ce que d’une demi-pension aurait pu soulager nos souffrances alors que dire de toutes les filles qui étaient passées par là et qui restaient sans manger durant toute la journée», nous confie cet électricien automobile qui travaille actuellement à son compte tout en ajoutant qu’avec l’ouverture d’un internat, d’autres jeunes des régions éloignées pourraient suivre une formation professionnelle pour pouvoir exercer leur métier. Par ailleurs, la clôture du centre qui a subi un effondrement causé par le glissement de terrain survenu après le lancement des terrassements, n’est pas encore refaite, sa réfection est liée au même projet. «Nous devons réaliser d’abord ce bloc d’internat constitué d’une salle polyvalente, d’une salle de restauration, des sanitaires ainsi qu’au premier étage des dortoirs avant d’entamer le mur d’enceinte», nous confie un des ouvriers de cette entreprise en charge des travaux.

Essaid Mouas

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