Ce lycée, qui présentait déjà des dégradations fort apparentes, a subi de plein fouet les retombées des dernières perturbations climatiques violentes qui ont transformé la partie de la cour non aménagée en piscine. Le matériel informatique du laboratoire a dû être déplacé pour échapper aux infiltrations torrentielles à partir de l’étanchéité. C’est avec des seaux et autres récipients disponibles que les agents d’entretien ont dû écoper l’eau des salles du laboratoire. La mare qui s’est formée au niveau de la cour a été alimentée par une accumulation des eaux de pluie qui se sont engouffrées par la porte d’accès aux logements de fonctions, dévalant les escaliers après avoir longé le mur d’enceinte par un effroyable orifice sous forme de brèche béante à la base du mur de clôture de la partie supérieure. Pour parvenir à ce mur, ce courant d’eau a percé le mur de clôture des logements sociaux mitoyens ; l’eau gicle sous la pression de la masse comme une lance d’incendie de pompier par cette fente qu’elle a pratiquée au niveau du point de scellement des deux murs de clôture, ceux du logement et du lycée en l’occurrence. Du côté intérieur du mur du lycée, un début de glissement de terrain qui s’élargit à vue d’œil est apparu sur la bande prise entre ce mur et le petit mur de soutènement à proximité de la salle de sport ; à cela s’ajoute plusieurs salles de cours qui ont subi les mêmes infiltrations. Une tournée à l’intérieur de l’établissement nous a permis de constater de visu que cet édifice ruisselle de partout et que le glissement de la bande de terre évoqué risque d’entraîner dans son mouvement le mur de clôture, qui présente déjà une inclinaison peu rassurante, étant réalisé en surélévation par rapport à l’établissement et parcouru de fissures tout au long de ses 60 m de longueur sur 05m de hauteur. L’accumulation de l’eau au niveau de la cour est due, d’abord, à l’absence d’un système d’évacuation sur la partie non aménagée ; ensuite, à sa réalisation au niveau de la partie supérieure de l’édifice et, enfin, en raison de l’état plat du terrain, à l’origine de la stagnation de l’eau. Arrivés sur les lieux durant la récréation, et pour parvenir jusqu’à la réception, nous avions dû jouer des coudes et des épaules pour nous faufiler entre les groupes compactes de lycéens, qui se sont regroupés dans ce hall étroit et exigu ne pouvant contenir ces centaines d’élèves qui ne peuvent se dégourdir les jambes à cause de l’état de la cour. Avec le temps, cette eau stagnante finira par s’attaquer aux fondations même de cet établissement par infiltration, alors qu’il existe la possibilité de l’évacuer rien qu’en aménageant une rigole en contournant la bâtisse du côté Ouest. Ce lycée et celui de Ibn Badis présentent des dégradations et des effondrements de certains ouvrages qui s’aggravent au fil du temps ; un état de fait qui nécessite une prise en charge immédiate pour freiner leurs détériorations, sachant que plus le temps passe, plus la facture des réparations et les risques d’accidents augmentent. Notons pour conclure que cet état de fait a été dénoncé dans ces mêmes colonnes à plusieurs reprises, en parallèle à de nombreux rapports adressés à la tutelle par la direction de l’établissement.
Oulaid Soualah
