Sans eau potable depuis trois mois !

Partager

Plus de trois mois se sont écoulés depuis que le village « Crête-Rouge », dans la commune d’El-Adjiba, s’est retrouvé privé d’alimentation en eau potable. 

Un état de fait qui ne fait que corser la situation des villageois dont le cri de détresse semble ne pas trouver oreille attentive, nonobstant les multiples démarches entreprises auprès de toutes les parties concernées. Ainsi, ce n’est pas la première fois que ce village traverse une crise aussi aigüe en l’espace d’une année. L’été dernier, faut-il le rappeler, a été un enfer pour les habitants de ce bourg dont la densité est assez considérable. Durant quatre longs mois, les robinets ont été à sec en pleine saison des grandes chaleurs. Malgré la défectuosité du matériel de pompage, les responsables locaux n’ont pas jugé utile de le remplacer par du neuf et se sont contentés d’une réparation qui a fini par retomber en panne quelques mois après. Et la lenteur d’une prise à bras-le-corps de cette préoccupation a jeté la population dans le désespoir total, laquelle ne sait plus à quel saint se vouer. Et pour pallier à cette déficience, les villageois se sont rabattus sur l’approvisionnement en cette matière vitale à partir des puits privés avoisinants à l’aide de citernes qu’ils payent à prix cher. En sus de ce budget supplémentaire qui n’est pas permis à toutes les bourses, le citoyen ne trouve pas ce liquide précieux au moment voulu. Vu le nombre réduit des engins agricoles dotés de citernes, l’attente peut durer parfois deux à trois jours pour en bénéficier. Par ailleurs, il est aussi important de rappeler que les luttes intestines qui ont caractérisé l’assemblée communale ont des incidences directes sur la population et sur le développement local qui n’arrive toujours pas à connaître le bout du tunnel. En sus du blocage des activités de l’assemblée qui dure depuis novembre 2013, voilà que le maire, attaqué en justice par l’un de ses vice-présidents, écope de deux mois de prison ferme assorti d’une amende de vingt mille dinars et vingt cinq mille dinars à verser à la victime. D’autres procédures judiciaires sont également en cours. Une situation ô combien compliquée qui coince dans son engrenage le citoyen, qui se retrouve livré à lui-même. À qui profite cette situation? 

S. M.

Partager