D’aucuns ne cessent encore de s’interroger aujourd’hui sur cette exigence, pour le moins bureaucratique, de fournir un certificat de nationalité dans la totalité des dossiers administratifs. En effet, ils sont de plus en plus nombreux ces administrés qui ne cachent plus leurs courroux face à ce qu’ils qualifient de ridicule. « Une copie de la carte nationale d’identité ne suffit-elle pas pour faire preuve de sa nationalité ? » ne cessent-ils de clamer. Pourtant, il est clairement mentionné dans les CNI ce détail : « Nationalité algérienne ». Par ricochet, si cette pièce ne fait pas foi, pour quelle raison donc l’établir si ce n’est pour prouver qu’on appartient effectivement à cette nation ? Mieux, même dans l’acte de naissance qu’on établit auprès des mairies, la mention « nationalité algérienne » existe. Un jeune diplômé en droit ironisera à ce propos : « C’est comme si les ressortissants étrangers se comptent par millions chez nous ! ». En plus, pour pouvoir se faire délivrer ce fameux certificat attestant de sa nationalité auprès des services de la justice, il nous faudrait les actes de naissance du père et du grand-père. En tout état de cause, tout le monde est unanime à admettre que cette pièce omniprésente dans tous les dossiers demeure inutile et d’une exigence aberrante.
Idir Lounès
