Nouar El Arbi fustige la tutelle

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Le mouvement de grève ouverte, déclenché le 16 février dernier dans les établissements secondaires, les CEM et les écoles primaires initiées par le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest-Elargi), se poursuit toujours. S’exprimant au forum du quotidien liberté le président du Cnapest-Elargi, M. Nouar El Arbi, a dénoncé les menaces « de ponctions sur salaires », et de « licenciement » proférés par la ministre de l’Éducation nationale. Ce syndicaliste dira dans ce sens, que « le Cnapest-Elargi n’a pas peur de la justice ». « Bien au contraire, les menaces de la tutelle de saisir la justice ne fait que renforcer la détermination des enseignants à poursuivre leur mouvement de grève afin d’arracher leur droits », a encore expliqué M. Nouar El Arbi. Ce syndicaliste a indiqué que « les agissements de la ministre de l’Éducation nationale, qui a saisi la justice pour essayer de casser notre mouvement de grève, n’ont pas dissuader les professeurs et les enseignants de leur action ». En outre, le président du Cnapest-Elargi fera savoir que les instructions émanant de la ministre de tutelle à l’adresse des 50 directions de l’Éducation pour procéder aux ponctions sur salaires des enseignants grévistes n’inciteront pas ces derniers à renoncer à leur mouvement de grève déclenché dans le but d’arracher les droits des travailleurs du secteur restés en suspens depuis plusieurs années. « Le recours de Nouria Benghebrit aux ponctions sur salaires et au licenciement des professeurs et des enseignants est une violation de la loi régissant les relations de travail », a déploré la même source. Celui-ci dira qu’ « il y a des revendications qui peuvent être réglés rapidement, à l’image de l’effet rétroactif des enseignants ». Pour ce qui est, en outre, des décélérations de la ministre de tutelle dans lesquelles elle affirme que les portes de dialogues restaient ouvertes avec les partenaires sociaux, M. Nouar El Arbi dira que « la ministre est favorable au dialogue avec l’intersyndicale de l’éducation et non pas avec le Cnapest-Elargi ». M. Nouar El Arbi a, par ailleurs, réitéré son attachement à sa plate-forme de revendications qui se résument en « une intégration, sans distinction, aux grades de base, en instituant la catégorie 11, pour les enseignants du primaire, et la catégorie 12, pour les enseignants du moyen, tout en définissant le mécanisme permettant le passage des grades de base aux grades supérieurs (principal et formateur) créés par le nouveau statut particulier ». Il réclame également « la revalorisation des heures supplémentaires par la révision des textes en vigueur, l’application des textes régissant la médecine du travail, l’octroi d’un quota de logements pour les enseignants du secteur de l’Éducation nationale et la retraite après 25 années de service effectif ».

L. O. Challal

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