Le début de la semaine en cours a été chaotique à plus d’un titre. il a suffi de quelques centimètres de poudreuse pour que tout soit hors service.
C’est dire que les communes ne sont pas suffisamment équipées pour faire face aux caprices de dame nature, si infimes soient-ils. Quant au secteur des télécommunications, il montre ses limites au moindre toussotement venant du ciel. Durant toute la journée de samedi dernier, une journée pluvieuse mais non éventée, les lignes téléphoniques étaient hélas en dérangement durant toute la journée, du coup, le réseau internet a été déconnecté. De Maâtkas jusqu’aux Ouadhias en passant par Souk El Tenine, Mechtras, Boghni, Assi Youcef, Tizi Ntléta et Ait Abdelmoumène, l’affiche « Pas de connexion » est placardée par tous les cybers cafés. Même constat pour la journée suivante, le dimanche, où à partir du milieu d’après-midi, la situation se complique et devient chaotique. En un quart d’heure, à peine 5 centimètres de neige et plusieurs chemins communaux se trouvent coupés à la circulation. Le chemin reliant Tizi Ntléta au village d’Ait Abdelmoumène a été bloqué au niveau de Maghz Elmal et la montée de Timrijt. L’autre chemin reliant cette fois le chef-lieu de Souk El Tenine à Tighilt Mahmoud a été bloqué par une mince couche de neige au niveau de la montée de Tighilt. L’autre chemin de wilaya (N°147) reliant Souk El Tenine à la commune de Mechtras est devenu périlleux pour ceux se rendant à Mechtras et ceux venant en sens inverse (montée). Il n’était plus possible de rouler ; les roues n’adhérent pas à la chaussée et patinent sans pour autant avancer. Du côté de Béni Douala, la route menant du chef-lieu à Tizi Ntléta a été obstruée par la neige au niveau de Tachachit, qui culmine à plus de 900 mètres d’altitude. Certains automobilistes ont dû attendre dans leurs véhicules, pendant de longues heures, une hypothétique réouverture des routes, mais en vain. La case dépêchée de Tizi N tléta n’est pas venue à bout de cette mince couche de neige. La route n’a pas été rouverte à la circulation. Hormis les voitures 4×4 qui ont pu se frayer un passage, les autres véhicules sont restés bloqués. « Je suis bloqué depuis 4 heures, heureusement que l’hospitalité des villageois de Cheurfa est toujours de mise. Une famille a mis à ma disposition un garage pour garer ma voiture en attendant le passage de cette tempête », dira un automobiliste. Signalons aussi que pendant la journée d’hier, lundi, le verglas est venu compliquer la situation et les routes sont restées fermées pendant toute la matinée. Les écoles ont été boudées par leurs apprenants. Les enseignants n’ont pas pu rejoindre leurs établissements, vu que les chemins sont fermés. Cependant, un père de famille d’Ait Abdelmoumène, voulant acheminer sa femme vers la polyclinique des Ouadhias pour accoucher, n’avait d’autres choix que de sortir son fourgon en faisant face à tous les risques, du fait que les pompiers appelés à la rescousse ont été aux aussi bloqués par la neige. Il aurait suffit d’un chasse-neige ou d’un simple tracteur pour ouvrir la route. Résultats des courses, les APC ne sont pas suffisamment équipées pour faire face même aux petits caprices de dame nature. Le fond de garanti annoncé par le wali peut justement faire l’affaire de ces APC en vue d’acquérir des chasse-neiges, des cases et autres moyens nécessaires à l’ouverture des routes et l’assistance de la population en cas de catastrophes naturelles. La balle est désormais dans le camp des responsables locaux. Quant au réseau internet, il n’a été rétabli que durant l’après-midi d’hier, lundi.
Hocine T.

