Manque de liquidités à la poste

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Les citoyens des différents villages de la commune de Bouzeguène se heurtent au manque de liquidités dans le bureau de poste qui se trouve actuellement au centre culturel Ferrat Ramdane.

En effet, cela fait quatre jours que les usagers du CCP rejoignent l’établissement, tôt dans la matinée, dans l’espoir de pouvoir retirer leurs paies en interminables files d’attente mais en vain. « Cela fait quatre jours que je viens pour retirer mon argent et j’attends mon tour, pour me dire à la fin qu’il n’y a pas de liquidités », déplore un usager de cette poste. Pour rappel, la poste a été délocalisée, le 25 janvier dernier, suite à la dégradation de la construction. L’APC de Bouzeguène a trouvé cette solution dans le but de permettre aux citoyens d’effectuer leurs transactions, mais malheureusement, les seuls qu’on a mis à l’abri et qu’on a soulagé et bien le personnel. Car le citoyen, lui, est toujours confronté à tous les désagréments. « on a le choix que d’aller à Ifigha ou à Azazga pour retirer notre argent. Je me demande, d’ailleurs, pourquoi l’établissement ouvre ses portes. On paie des factures de gaz et d’électricité qui risquent d’être coupés s’il y a retard. Comment les payer s’il n’y a pas de liquidités à la poste. Est-ce normal ? » s’indigne un employé de la voirie. « Le distributeur qui existe n’a presque jamais fonctionné sinon ça nous évitera de les déranger et cela soulagera les citoyens qui attendent toute la journée pour sortir, à la fin, les mains vides et désespérés. Même avec notre argent, on ne peut pas faire des projets. Chaque chose dépend de cette poste. On est malheureux et délaissés. La preuve, on réclame depuis des années le disfonctionnement de l’institution et rien n’a changé. Ce que nous avons vécu il y a de cela dix ans, on le vit encore plus grave aujourd’hui », ajoute un autre citoyen. Nous avons, à maintes reprises, essayé de comprendre ce qui se passe en interrogeant les responsables, qui ont d’autres priorités, mais ils disent qu’ils ne sont pas habileté à répondre  aux medias. En attendant, les citoyens interpellent les autorités locales à prendre attache avec la direction et les services concernés dans le but de remédier, en urgence, à cette situation qui pénalise le citoyen.

Fatima Ameziane.

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