C’est l’un des chemins de wilaya qui subit généralement des affaissements. Il s’agit du CW 04 allant de Draâ El-Mizan, jusqu’à Boghni en passant par Frikat. Depuis sa restauration il y a de cela plus de cinq ans, pas moins de cinq affaissements y ont été enregistrés. Force est de rappeler que celui qui avait eu lieu à Igarichène en 2012 n’a pas été réparé que deux ans plus tard. Suite aux fortes pluies qui se sont abattues ces dernières semaines sans arrêt, un autre affaissement s’est produit à la sortie du même village. Un grand pan de cet axe routier est coupé à la circulation. Le risque n’est pas écarté de voir cet affaissement s’élargir quand on sait que cette route est non seulement fréquentée par des véhicules de gros tonnage, mais le sol est argileux et mouvant en même temps. « Sur le long de ce CW 04, nous avons déjà réparé trois affaissements. Et en voilà un autre qui surgit», nous dira une source proche de la subdivision des travaux publics. Devant cette multitude d’affaissements, des commissions sont déjà sur le terrain. Certes, les responsables locaux ont fait l’état des lieux, mais l’essentiel est attendu du côté de la Direction des travaux publics. Selon des déclarations faites ici et là une enveloppe conséquente sera débloquée pour la réparation de plus d’une cinquantaine d’affaissements. À Ait Yahia Moussa à titre d’exemple, si on a évoqué dans notre édition d’hier le cas d’Afir ; à Tafoughalt, en plus du gabionnage entraîné par un glissement de terrain à Ath Salem, un autre affaissement est menaçant. D’ailleurs, les fissures sont apparues devant le portail de l’école primaire Belmahdi Mohamed. « S’il pleuvra encore, la route risque d’être coupée définitivement. D’ailleurs, les véhicules n’y roulent plus à ce niveau de peur qu’il ne s’élargisse. Au moins, nous avons la chance de passer par l’autre route. C’est-à-dire par celle desservant Ath Abdellah », nous dira un citoyen habitant tout près dudit établissement scolaire. Dans l’attente de trouver des solutions à tous ces cas, les collectivités locales font de leur mieux avec leurs moyens du bord, car, soulignons-le, elles n’ont presque rien pour intervenir dans de pareilles situations.
Amar Ouramdane
