Le barrage Tichi Haf érigé sur l’Oued Bousselam chevauchant les territoires de Bouhamza et Tamokra, a emmagasiné de grosses quantités d’eau, à la faveur des précipitations enregistrées au cours de ces dernières semaines. « Le barrage a fait le plein. Nous n’avons jamais eu un taux de remplissage aussi élevé depuis la mise en service de cette ouvrage hydraulique, voila une dizaine d’années », se félicite un responsable de la direction des ressources en eau (DRE). Interrogé sur l’envasement affectant Tichy Haf, notre interlocuteur est resté pour le moins évasif. « Cela nécessite une étude et une analyse approfondie pour en évaluer l’étendue », s’est-il contenté de déclarer, non sans concéder toutefois que le faible niveau de protection des bassins versants drainés par l’ouvrage, expose ce dernier à une forte érosion à l’origine de dépôts de boue. Toujours est-il que le responsable de la DRE a affiché un optimisme beat quant aux perspectives de distribution de l’eau au niveau de toutes les localités desservies par Tichy Haf. « L’automne dernier, nous avions vécu une période difficile consécutivement à un déficit pluviométrique, qui a sévi durant toute l’année. Présentement, la situation est radicalement différente, car les abondantes pluies de cet hiver nous permettent d’appréhender l’été avec beaucoup d’optimisme », affirme-t-il. Par ailleurs, constate-on, même le niveau des puits a enregistré une remontée spectaculaire dans la vallée de la Soummam et ce, par suite au renflouement de la nappe phréatique. Affectés par un étiage sans précédent, les cours d’eau se sont aussi réveillés de leur torpeur. De même que l’on note la résurgence de nombreuses sources taries. « Nous n’avons pas vécu un mois de février aussi humide depuis plus de 20 ans. Preuve en est que Dame nature finit toujours par reprendre le dessus et qu’il ne faut jamais perdre espoir », jubile un fellah de la région d’Ouzellaguen.
N. Maouche
