Bien que les projets de raccordement au gaz de ville avancent dans la quasi-majorité des villages de la wilaya de Tizi-Ouzou, ce n’est guère le cas dans la commune des Ouadhias, à cause d’une farouche opposition de propriétaires terriens à l’entrée de la commune de Béni Douala. En effet, pour justement rattraper le retard, les responsables locaux et ceux de la DMI et de la SDC avaient décidé d’entamer les travaux à partir du village d’Ouadhia-Tribu. Malheureusement, « des propriétaires de terrains inclus dans le tracé refusent le passage de la conduite sur leurs parcelles, et ce depuis près d’un an. Des réunions avec les propriétaires, en présence des responsables de la commune de Béni Douala et ceux de la DMI et SDC, n’ont pas pu résoudre le problème et les oppositions ont persisté », nous a confié M. Akir Youcef, le P/APC des Ouadhias. Notre interlocuteur ajoutera : « Nous avons frappé à toutes les portes. Nous avons fait des pieds et des mains pour relancer le projet afin d’en faire bénéficier les villageois de Ouadhia-Tribu. Hélas, et malgré l’intervention des responsables de wilaya, nous sommes toujours confrontés au blocage ». Déterminé à faire aboutir le projet, le maire a convaincu les responsables de la SDC et de la DMI, et bien évidemment l’entreprise en charge des travaux, d’entamer le projet dans le sens inverse, c’est-à-dire en démarrant les travaux de Ouadhias vers Béni Douala : « Nous avons essayé d’enlever tous les aléas qui pouvaient entraver l’avancée du projet », a-t-il noté avant d’enchaîner : « D’ailleurs, nous avons accompagné l’entreprise dans le terrassement de l’itinéraire jusque à l’endroit de l’opposition ». Le maire précisera que les travaux démarreront incessamment. « Nous espérons que les opposants reviennent à de meilleurs sentiments et mettent un terme au blocage, car ceci pénalise des villages entiers », exhortera-t-il. Il est à rappeler que la commune de Beni Douala avait rencontré le même problème d’opposition, au village de Chorfa, où des propriétaires terriens refusaient eux aussi le passage sur leurs terres de la conduite vers Béni Douala. Mais le problème a été réglé grâce à l’intervention des services de sécurité. Cette conduite a traversé des champs, des plaines et des monts, depuis le Sahara, pour faire parvenir à nos villages cette précieuse commodité. Une ou quelques familles ne devraient donc pas prendre en otage toute une région. Les responsables concernés doivent agir, afin de permettre à ces villageois, comme tous les Algériens, de bénéficier du gaz naturel.
M. Z
