Les responsables du centre de formation professionnelle et d’apprentissage « Challane Mohand » ont organisé dernièrement, une cérémonie à laquelle ont pris part beaucoup de représentants officiels des différents services et secteurs étatiques présents sur le territoire de la daïra d’Adekar, ainsi que les autorités locales et représentants de certains médias de la presse écrite. En effet, situé dans une zone rurale et forestière et ayant deux annexes, à savoir celle de Taourirt Ighil et Djebla, le CFPA d’Adekar a ouvert ses portes à la fin des années 90, avec une capacité d’accueil de 200 places en internat et demi-pension.
Il dispose de quatre ateliers et huit classes toutes équipées du matériel nécessaire, selon la directrice du centre et certains enseignants que nous avons rencontrés sur place. Concernant le volet formation, le centre propose des formations résidentielles et qualifiantes, mais aussi en cours du soir et celles destinées aux femmes au foyer. Dans ce chapitre, le CFPA d’Adekar propose des formations résidentielles dans les spécialités d’électricité bâtiment, secrétariat, broderie, coiffure dames et couture. Pour les femmes au foyer, il propose des formations en pâtisserie occidentale, réalisation des ouvrages de broderie à la main et à la machine, piquage et montage de vêtements, coupe, mise en plis et brushing coloration, décoloration et défrisage.
Dans leur souci de répondre à une demande de plus en plus grande, venant du monde de l’agriculture, les responsables du CFPA ont lancé des formations en cours du soir, touchant notamment à l’apiculture (élevage de reines et conduite de ruches), ainsi qu’en taillage et griffage d’arbres fruitiers, élevage de bétail et élevage de poule pondeuses. Le centre a aussi le mérite d’être le seul au niveau de la wilaya de Béjaïa à disposer d’un atelier de poterie dirigé par un excellent enseignant, passé maître en son art, selon ses responsables. Rencontré dans son bureau à la fin de la cérémonie, madame Boukhemal Samia, directrice de ce CFPA, ne comprend pas le manque d’engouement des jeunes de la région d’Adekar. Elle nous dira à ce sujet : « Malgré tous les moyens matériel et humain dont dispose notre centre, malgré une campagne de sensibilisation et d’affichage à grande échelle que nous avons lancée à travers toutes les communes de la daïra d’Adekar et même au-delà les jeunes semblent complètement désintéressés.
Et pour le peu d’entre eux qui s’intéressent, ils préfèrent s’inscrire ailleurs, notamment dans les centres de formation de la ville d’El Kseur et de Béjaïa ». Elle ajoute : « la volonté existe, nous travaillons même la journée du samedi, les responsables et tout le personnel du centre sont à l’écoute de toutes les propositions. J’en profite de cette occasion pour attirer l’attention des autorités locales sur l’état catastrophique dont ce trouve la route qui mène à notre centre. C’est un vrai problème qui nous handicape grandement ; c’est aussi l’un des facteurs majeurs qui font que les candidats ne ce bousculent pas au portail de notre centre ».
Arezki Toufouti.
