Boghni Nettoyer les abords de la route menant vers le Djurdjura – Les habitants d’Iâskriène se mobilisent

Dans la grappe de villages d’Ath Mendès sur les hauteurs de Boghni, les habitants ne lésinent pas sur les moyens à mettre pour nettoyer les rues principales. D’ailleurs, les panneaux implantés sur le long des axes routiers, notamment ceux menant vers Tala Guilef, qui incitent les personnes de passage et autres à respecter la nature en sont la preuve. Avant-hier, ce sont les habitants d’Iâskriène qui ont répondu aux appels de Kader Hamzaoui et son cousin Brahim, tous deux défenseurs connus dans le domaine de la protection de l’environnement, afin de nettoyer les abords de la route vers le Djurdjura. « En dépit des sensibilisations que nous faisons et des plaques que nous avons installées, il se trouve encore des gens qui ne s’intéressent pas à la propreté des lieux. Vraiment, cela me chagrine quand je vois toutes ces cannettes de bière et autres bouteilles en plastique. Nos routes sont des dépotoirs à ciel ouvert. Il faut quand même mener des actions comme celles-ci pour dissuader tous ces pollueurs. Personne n’accorde de l’importance à la nature. Pourtant, c’est notre source de vie », nous dira l’un de ces organisateurs qui avec d’autres rencontrés sur les lieux étaient en train de remplir des sacs poubelles. Au terme de cet après-midi de volontariat, la route qui mène à Tala Guilef est devenue propre. Les volontaires souhaitent que les visiteurs qui viendront en grand nombre ce week-end pour une journée de détente dans ce site touristique avant que la neige ne fonde remarquent tout de même ce changement. « Nous appelons les touristes à veiller sur cette propreté », ajoutera Kader Hamzaoui. Notre interlocuteur estimera que la nature est agressée de partout. « En dépit de nos appels, nous constatons toujours des récidivistes. C’est vraiment inquiétant. Il faudrait que tout le monde s’implique : les autorités, les services de sécurité les comités de villages. En somme, toute la société », insistera le même interlocuteur. M. Kader Hamzaoui enchaînera dans le même sillage en donnant comme exemple le village le plus propre de la wilaya à savoir Iguersafène. « Chaque village doit suivre ce modèle. Les habitants de ce village sont tous conscients et mobilisés pour cette cause. Et pourquoi pas nous ? Pourtant, nous avons jeté les jalons pour la création d’une association écologique », s’interrogera le « Nicolas Hulot » d’Ath Mendès.

Amar Ouramdane