Les syndicalistes du secteur de l’éducation (SETE/UGTA) ont lancé, le samedi 7 janvier 2006, un appel à une grève illimitée à partir du lundi 09 janvier 2006. Les revendications du secteur n’ont guère changé avec le temps. Les même problèmes demeurent et les solutions se font désirer. Les syndicalistes, font un constat amer, qui s’impose d’ailleurs de lui-même, sur la situation, la plupart rappelant que rien n’est fait pour remédier aux problèmes posés. La première et essentielle revendication porte sur le versement des salaires en temps opportun et celui de la prime de rendement pour laquelle certains déclarent qu’il est temps que l’on pense à la verser aux travailleurs « en temps voulu et avant les vacances pour permettre au personnel d’en jouir confortablement lorsqu’ils en ont besoin ». Comme l’a si bien déclaré un syndicaliste : « On reçoit la prime après avoir subi les contraintes financières des vacances. Qu’est-ce qui les empêche de la verser avant ? Quand cesserons-nous d’être des mendiants qui tendent la main pour recevoir le salaire qu’on nous doit ? »Mais, les festivités de l’Aïd El Adha (le 10 et le 11 janvier) et de Yennayer (le 12 janvier) coïncidant avec la date fixée pour la grève, la plupart des établissements scolaires ne sont pas demeurés déserts le premier jour cette grève. Les écoliers, les collégiens et les lycéens ont pu suivre leurs cours le plus normalement du monde, le personnel ayant rejoint les postes de travail. Donc, l’appel à la grève a eu peu d’écho auprès des concernés. A moins que ces derniers n’aient pensé ajourner de facto cette grève au samedi suivant les festivités, l’appel précisant que : « Nous reprendrons le travail dès que la prime de rendement sera versée. » En outre, il faut rappeler que l’intersyndicale a lancé un appel à une grève générale à partir du 16 janvier 2006 pour les mêmes raisons et les mêmes objectifs, sans fixer de date pour la reprise et se déclarant ouvert au dialogue avec la tutelle.
Sofiane. M