Le problème se pose toujours dans de nombreuses daïras de la wilaya.
Ce n’est pas la compétence des services qui est mise en cause, mais la raison majeure de ces retards dans la délivrance des permis de conduire est le manque du fameux document rose qui n’arrive aux services qu’au compte-gouttes. » La cause principale du cumul des dossiers était au début le permis de conduire à points. Nous avions trop attendu, puis il a été remis en cause. Pour le moment, chaque fois que nous recevons un quota de ce document, on met en branle la machine et les permis sont délivrés en un laps de temps très court », nous confiera une source proche de la daïra que nous avons approchée à ce sujet. Et de poursuivre: » en tout cas, nous avons mis le paquet et presque tous les anciens dossiers déposés au niveau de notre service ont été remis aux demandeurs. Il nous reste uniquement qu’environ 312 dossiers en instance. Si le quota arrivait tout de suite, nous les délivrerions dans des délais plus raisonnables ». Accosté devant le guichet prévu à cet effet, un automobiliste venu renouveler son récépissé de dépôt nous dira qu’il attend ce document depuis maintenant six mois. » C’est vrai qu’il y a des automobilistes qui ont mis plus de six mois, mais ce n’est pas de notre faute. Nous établissons les permis de conduire suivant l’ordre de dépôt sauf quelques exceptions », répondra la même source à laquelle nous avons demandé de donner des explications à ce propos. Néanmoins, dans notre virée sur les lieux, il nous a été donné de constater que tout de même les autres services tels ceux de la carte grise, des passeports et des cartes d’identité nationale sont plus fluides. Pour la carte d’identité nationale par exemple, un autre agent nous confiera qu’elle est établie dans les vingt-quatre heures qui suivent le dépôt du dossier ou au plus tard dans les quarante-huit heures. Pour l’accueil, un service a été installé juste à l’entrée qui oriente les citoyens vers tous les services de la daïra. Depuis que la daïra a été créée en 1991, les citoyens des deux communes à savoir Tizi-Gheniff et M’Kira n’ont plus à se déplacer jusqu’à Draâ El-Mizan, exception faite pour la durée durant laquelle le siège de la dite daïra a été incendié durant les événements douloureux du printemps noir. Si sur ce plan, il y a une nette amélioration, il n’en demeure pas moins que cette daïra est dépourvue de quelques services à l’exemple d’une banque, d’un hôpital et même de certaines subdivisions telles celle de l’hydraulique. Mais, c’est surtout cette unité de la protection civile en cours de réalisation qui se fait désirer dans cette daïra.
Amar Ouramdane

