C’est avec un « Azul Dahmayen » (salut chaleureux) que le ministre du Commerce a donné ce jeudi, au niveau du théâtre régional Malek Bouguermouh, le coup d’envoi de la neuvième édition du Festival national des chorales juvéniles qu’organise la Direction de la jeunesse et des sports de la wilaya, sous le haut patronage du ministère et l’égide du wali de Béjaïa. Devant une armada de députés, d’élus locaux, de représentants des 18 wilayas participantes, l’orateur, qui a salué d’emblée toute la population de la région qui a enfanté les monstres sacrés de la révolution, a rappelé dans sa brève allocution d’ouverture la nécessité d’encourager toutes les initiatives visant la sauvegarde de notre histoire et œuvrant contre l’oubli. « Gloire à nos martyrs, respect et reconnaissance aux Moudjahidine et vive l’Algérie libre et démocratique dans l’unité nationale », a martelé Mr Amara Benyounès avant de déclarer l’ouverture officielle de l’événement. Selon les organisateurs, ce rendez-vous d’échange et de brassage culturel placé sous le signe de « déterminés pour que vive l’Algérie dans l’unité et la paix » entend créer des liens d’amitié et de fraternité entre les jeunes de divers horizons et promouvoir la musique de chant de chorale véhiculant les vertus de l’amour, du pardon, de l’unité de la paix, de la non violence et surtout l’esprit du patriotisme avec l’interprétation collective des œuvres mises en exergue par des talents dans l’entonnement de chants portant un message de sensibilisation et d’éveil, plus que jamais tracé comme un objectif primordial par la Direction de la jeunesse et des sports. La cérémonie d’ouverture a été marquée par la présentation d’une opérette intitulée «Biladi » (Mon pays) qui retrace le parcours militant de la société algérienne depuis la guerre de libération à la période d’édification et de développement suivie d’une « fresque » représentant les coutumes de la société berbère, formidablement interprétée par la jeune troupe « chorégraphique » de la ville de Yema Gouraya qui a plongé toute l’assistance dans le plus profond du quotidien d’une région indéfectiblement attachée à ses habitudes ancestrales. Parallèlement, le programme est ponctué par l’organisation de circuits touristiques en l’honneur des festivaliers pour leur permettre de découvrir les potentialités touristiques, artisanales et culturelles des régions de la capitale des Hammadites avec des haltes au niveau de ses sites historiques, à l’mage d’Ifri Aouzelaguen (lieu de la tenue du congrès de la Soummam, le centre de torture Torneau d’Aokas, le Pont Hanouz de Kherrata et autres.
Rabah Zerrouk
