Le pire tant redouté par les socios du club n’a finalement pas eu lieu à la reprise des entraînements des coéquipiers de Medahi, survenue dans la matinée d’hier au stade Opow. Et le scenario de l’après JSMB-CRBAF (2-2) du règne-éclair de Mustapha Heddane était même évoqué dans les fiefs du club.
Seulement, les chauvins du club phare de Yemma Gouraya ont, ainsi, préféré ne pas envenimer davantage la situation pour laisser le groupe travailler dans un semblant de sérénité en prévision du reste du parcours de leur équipe favorite, à commencer par le déplacement de ce week-end dans la ville d’Oum El Bouaghi, où il s’agira pour les Béjaouis d’entamer désormais leur opération sauvetage face à l’USC locale.
Et comme dirait l’adage, à défaut des grives, on mange les merles. Ce qui s’applique aussi dans le cas de la JSMB qui, à défaut de lutter encore pour son retour parmi l’élite, elle devra plutôt songer urgemment à son maintien en ligue 2. Pour revenir à cette séance d’hier matin dirigée par le coach en chef, Stéphane Paille, et qui fut marquée par les absences de Mebarki et Dif pour des raisons familiales, de Nabil Ait Fergane (victime d’une élongation) et enfin du portier Sofiane Kacem, se trouvant avec l’EN olympique, il faut dire que le cœur n’y était pas trop chez les camarades de Zafour.
Pouvait-il, en effet, en être autrement avec cette autre déconvenue subie at home face à l’O Médéa (2-1) et la levée de boucliers qui s’en est suivie ensuite de la part des supporters se sentant comme trahis par les joueurs ? La réponse ou les raisons du fiasco de la JSMB ont, maintes fois, été évoquées dans ces mêmes colonnes et cela importe désormais peu de les en ressasser car, il y a vraiment péril en la demeure.
L’idéal pour tousserait surtout de se serrer les coudes et de recoller les morceaux pour faire revernir l’équipe sur les bons rails afin de lui éviter un scenario catastrophe lors des jours à venir. C’est ce à quoi il faudra désormais s’en tenir pour épargner à la JSMB une chute libre ou carrément un séisme de forte magnitude.
B. Ouari
