Ath Mellikèche Classée pourtant comme zone d’extension touristique (ZET) – La forêt d’Aïn Zebda croule sous les immondices

Au delà de tous les manques qui compliquent le quotodoen des citoyens de la commune d’Ath Mellikèche, cette localité nichée sur le versant Sud du Djurdjura est riche en panoramas à couper le souffle.

Notre pensée va vers la majestueuse et la très belle forêt d’Aïn Zebda, que se « partagent  » les communes d’Aghbalou et Ath Mellikèche. Cette forêt, classée il y a des décennies comme zone d’extension touristique (ZET), est constituée d’un tissu végétal dense, en majorité des chênes verts, des pins d’Alep et de maquis. Plusieurs espèces animales y vivent : l’on y trouvera les lièvres, les perdrix, les sangliers, les chacals, etc. C’est un paradis terrestre qui culmine à près de 1 500 mètres au dessus de la mer. Beaucoup de citoyens de la commune et d’autres y passent les journées du week-end en piqueniquant et en pratiquant le footing notamment. Actuellement, la neige recouvre une bonne partie de cette forêt, et les visiteurs qui s’y rendent ne ratent pas l’occasion de se prendre en photo dans ces lieux magiques. Des échanges de tirs de boulettes de neige à la confection de bonhommes de neige, les visiteurs, en particulier les enfants, s’en donnent à cœur joie. « À l’époque coloniale, raconte un septuagénaire, la localité d’Aïn Zebda fut un haut lieu de villégiature. Les colons s’y rendaient pour passer le week-end, surtout durant l’été pour apprécier la fraîcheur des lieux. Aujourd’hui, la forêt croule sous les immondices, et il y a même une décharge sauvage qui défigure ces lieux fantastiques! », dit-il avec regrets. En effet, comme l’a si bien souligné notre interlocuteur, la forêt d’Aïn Zebda a perdu beaucoup de son charme d’antan, pour la simple raison que les visiteurs qui y vont de partout laissent les restes de nourritures et les emballages sur les lieux! N’en évoquant pas les différents emballages des boissons alcoolisées qui s’amoncellent dans tous les coins et sur les abords de différents chemins qui parcourent cette futaie.

 Syphax Y.