C’est l’une des communes de la daïra les plus renommées pour son agriculture. Aussi bien les cultures céréalières que l’élevage y intéressent les agriculteurs.
A titre d’exemple, pour nourrir leur bétail estimé à plus de deux mille têtes (bovins et ovins), ils ont réservé une superficie considérable pour le fourrage. » 540 hectares sont consacrés cette saison pour le fourrage. C’est important quand on voit maintenant le prix d’une botte de foin », nous confiera M. Fellahi Lounès, agent de vulgarisation agricole dans cette municipalité. Pour cet interlocuteur, c’est aussi une façon d’alterner entre les cultures céréalières et le fourrage. » Nous avons remarqué que les substances laissées par ces herbes réservées aux bêtes ont un impact positif sur les céréales l’année d’après », ajoutera-t-il. Ce qui satisfera aussi les exploitants agricoles de cette vallée est l’inscription de deux pistes agricoles très importantes qui leur faciliteront la tâche, notamment en période hivernale quand leurs tracteurs ne peuvent pas avancer sur ces terres qui regorgent généralement d’eau. L’une ira du CW 04 jusqu’au barrage d’eau de Ain Zaouia et l’autre commencera de l’ex-domaine agricole colonel Amirouche jusqu’à la frontière avec Ain Zaouia. Elles auront au total toutes les deux plus de six kilomètres. » Ces pistes existent déjà. Ce sont des chemins muletiers caillouteux. Mais, elles sont impraticables. Dans le cadre du programme d’initiative locale, nous leur avons inscrit aussi bien l’aménagement que les autres ouvrages. Les travaux ne vont pas tarder à être lancés. Espérons qu’ils seront achevés avant le lancement de la campagne labours-semailles », enchaînera M. Fellahi Lounès. S’il y a besoin de revenir sur la caravane céréalière de la semaine dernière, il faut dire que les fellahs de Frikat ont tiré profit des exposés qui leur ont été faits par les spécialistes dans le domaine du phytosanitaire, surtout en ce qui concerne les herbes sauvages néfastes à leurs cultures. » Il faudrait que les responsables du secteur multiplient les actions comme celles-ci. Elles nous procurent de l’aide et de l’assistance pour lutter contre certaines herbes qui nous causent des dégâts sans le savoir », nous avait déclaré un céréalier multiplicateur de blé dans cette municipalité. Justement, pour la saison moissons-battages, les services agricoles tablent déjà sur une bonne récolte en raison de nombreux facteurs favorables si seulement le sirocco ne soufflerait pas sur la région en avril et mai.
Amar Ouramdane

