Béjaïa : Afin de mettre un terme à la menace qu’ils représentent – Plaidoyer pour la création de refuges pour les animaux errants

L’Association de protection de l’environnement et des animaux (ASPEA) de la wilaya de Béjaïa a organisé dans la l’après-midi d’avant-hier, mardi, à l’hôtel Aloui de Tichy, une conférence de presse à l’effet de sensibiliser l’opinion publique et les autorités de la wilaya et des communes sur l’impérieuse nécessité qu’il y a de créer dans chaque commune un refuge pour animaux errants. Mme Yamina Douali, présidente de l’ASPEA, souligne avec force que ces refuges dans les communes serviront non seulement à accueillir les animaux errants, les chiens et les chats notamment et les autres animaux comme les chevaux et les ânes entre autres, mais aussi à les soigner, à les nourrir, à les vacciner ou à les castrer avant de les confier à des familles d’accueil qui les adopteront et qui prendront soins d’eux. Ainsi on aura réglé deux problèmes : d’abord la nuisance pour les citoyens par le contact de ces animaux qui pourraient être porteurs d’un certain nombre de maladies transmissibles à l’homme et celui des animaux eux-mêmes qui n’auraient à subir l’abattage systématique par balles ou par poison mélangé à des aliments. Il arrive assez souvent que ces animaux, sans aucune défense, soient jetés à la décharge publique alors qu’ils ne sont pas encore morts. La présidente de l’association dit qu’elle laisse le soin aux âmes charitables d’imaginer la souffrance de ces bêtes. Dans un refuge, s’il faut absolument abréger la vie d’un animal pour lui éviter des souffrances atroces, on y procédera en douceur par un acte médicalisé non douloureux. Dans les requêtes adressées aux présidents des APC de la wilaya, la présidente de l’association ASPEA sollicite l’octroi d’un terrain d’une superficie d’au moins 15 mille mètres carrés pour permettre la création de refuges animaliers qui répondent aux normes internationales. Un refuge doit pouvoir accueillir 1 000 chiens, 954 chats, 48 chevaux et ânes ainsi que de nombreux autres petits animaux comme les oiseaux ou les tortues. Sur le plan juridique, la présidente de l’association ASPEA milite sans relâche pour changer le statut juridique de l’animal, elle se bat pour qu’on lui reconnaisse la qualité d’être vivant sensible à la douleur et au bien être d’une part, elle se bat aussi pour amener le législateur à criminaliser tout acte de violence exercé sur des animaux.

B. Mouhoub.