Site icon La Dépêche de Kabylie

Embouteillages monstres sur la RN18

Le taux d’avancement des travaux de modernisation de la RN18 sur son tronçon reliant le chef-lieu de la wilaya de Bouira à Aïn-Bessem, sur une distance de 20 Kms, lancés au mois de janvier dernier, est encore faible.

Les délais d’exécution du projet semblent d’ailleurs loin d’être respectés si on se réfère aux fiches techniques dudit projet. Le lot n°1, d’un peu plus de 07 Kms de ce tronçon, est le premier à subir les aléas de ce retard, lesquels sont justifiés, selon les responsables du secteur des travaux publics, par les intempéries et par un problème de dépôt des déblais ayant surgi au moment de l’extension de la route. Les deuxième et troisième lots du projet qui consistent en la réalisation de deux carrefours (dédoublements) au niveau des communes d’Aïn-Lahdjar et d’Aïn-Laloui sont également en difficulté et ne devraient être réceptionnés que d’ici juillet prochain. Du point de vue des usagers, leur appréhension grandit au fur et à mesure que la finalisation des travaux est différée et l’approche de la saison estivale fait planer le spectre des embouteillages et des longues attentes, particulièrement sur la RN 18 traversant quatre communes de l’Ouest de la wilaya de Bouira. Des désagréments que l’on pourrait éviter en accélérant la cadence des travaux de réalisation. Ainsi, les communes d’Aïn-Laloui et d’Aïn-Lahdjar connaissent, depuis ces dernières semaines, d’interminables files où l’usager, en partant ou entrant au chef-lieu de la wilaya, doit attendre parfois près d’une heure pour sortir du bouchon. Un phénomène d’autant plus gênant que la ville de Bouira subit, en été une ruée de dizaines de milliers d’estivants et de visiteurs. Les mêmes difficultés de circuler sont signalées quotidiennement au niveau de la localité de Saïd-Abid ainsi qu’au rond-point de la nouvelle gare routière. 

L’informel complique la situation

La situation est devenue intolérable sur la RN18, les commerçants informels squattent presque la totalité de cette route, où ils exercent leur «commerce» au nez et à la barbe des autorités. Aux heures de grande circulation, des embouteillages monstres se forment sur ce tronçon à cause des centaines de camionnettes de vendeurs informels de fruits et légumes stationnées sur les deux bords de la route. «Je passe chaque jour des moments d’enfer dans cet endroit, surtout que de nombreux automobilistes n’hésitent pas à garer leurs voitures sur la chaussée pour faire leur emplettes, alors que le lieu n’est guère approprié pour servir de marché quotidien; il s’agit d’une route nationale», s’indigne un automobiliste. Pourtant, il y a quelques mois, les autorités, avec la collaboration des services de la Gendarmerie nationale, ont «nettoyé» les lieux, mais depuis quelques mois, c’est l’anarchie qui se réinstalle. «L’on s’interroge pourquoi les autorités de la wilaya font dans la fuite en avant et se cachent derrière de faux alibis, y a-t-il quelqu’un de responsable pour mettre un terme à cette mascarade ?», fulmine un habitant. Le phénomène de ces marchés informels installés sur le bord de la route est également constaté au niveau des localités d’Aïn-Lahdjar, Sidi Ziyane et Saïd-Abid, là où les autorités de la wilaya de Bouira sont appelées à agir en faisant preuve de fermeté car il y a un grand risque d’accidents, notamment avec la multiplication des nids-de-poule et des ralentisseurs installés anarchiquement tout au long de cette route. 

O.K.

Quitter la version mobile