L’aménagement urbain au ralenti

Partager

Les travaux d’aménagement urbain entamés depuis quelques années déjà ne sont pas encore réceptionnés au grand dam de la population de Draa Ben Khedda. Ainsi, le trottoir longeant la cité Ahmed Khelil qui va boucler ses trois ans de travaux est à la phase de retouches et autres badigeonnages de peinture (toutes couleurs confondues). Les malfaçons relevées feront-elles l’objet d’une nouvelle attention de l’entreprise réalisatrice ou bien laissera-t-elle le soin à l’autorité locale de les signaler ? L’aménagement du trottoir du boulevard Colonel Amirouche s’est arrêté au niveau du café du rond-point du centre ville. Le Boulevard  Colonel Amirouche est assez long et ses deux trottoirs le sont doublement. L’entreprise est dans l’obligation d’accélérer la cadence avant que le mois de Ramadhan n’arrive. Maintenant que les marchands du commerce informel ont été évacués sans fracas, c’est une occasion justement de profiter pour gagner tout le temps perdu, en sommant l’entreprise de multiplier la main-d’œuvre. Le temps urge. La ville se dégrade. Il n’est pas trop tard pour remédier à cette situation d’anarchie dans laquelle la ville de la cigogne patauge depuis de longues années déjà pour peu que l’autorité locale soit ferme dans l’intérêt de ses concitoyens qui sans doute apprécieront ce nouveau comportement. Signalons une autre tache noire qui n’est toujours pas effacée : le sinistre décor environnemental qui classe, aujourd’hui, la cité au bas du tableau des communes les plus sales. Les exemples d’endroits de ce genre ne manquent pas et sont connus de tout le monde. Le plus répugnant est le tronçon routier menant vers l’usine textile la COTITEX. Pour emprunter cette ancienne route de Draâ Ben Khedda et aller travailler, les travailleurs et autres riverains font le trajet dans les pires difficultés et encourent des risques pour leur santé et celle de leurs enfants. Les fosses de cette route ont disparu tellement qu’ils n’ont pas connu de curage et de nettoyage de manière régulière depuis fort longtemps.Déjà à l’entrée Est de la ville, un décor, pas de tout réconfort, accueille le visiteur qui, dès le départ a une petite idée de l’entretien. Sous le pont et tout au long de la voie ferrée, autour et à l’intérieur de la carcasse APC/CNEP du boulevard Amirouche, de la cité dite combattant, à l’intérieur du cimetière chrétien, le long de la RN 25, vers la casse auto, à la sortie Ouest vers Tadmait etc, les mêmes images agressent les yeux. Il faut une sacrée semaine d’efforts de nettoyage ou de volontariat pour redonner un nouveau look à cette ville qui ne demande qu’à être belle et à retrouver son charme d’autan. C’est possible, d’autant plus que les moyens existent. Le nerf de la guerre aussi ! La Wilaya mettra le paquet sans doute. Les deux jardins en cours de réalisation ajouteront du charme à l’entrée de la ville de la cigogne. Nous sommes persuadés que les autorités locales y parviendront pour peu que les citoyens les accompagnent avec leur civisme qu’ils doivent retrouver dans la vie de tous les jours.

Arous Touil

Partager