Le chef-lieu d’Ait Yahia, relevant de la Daïra de Ain El Hammam, au Sud Est de Tizi-Ouzou attend son aménagement depuis plusieurs années. Une virée au chef-lieu nous renseigne sur tous les manques auxquels doivent faire face les élus avec les maigres moyens de la commune.
Le retard accusé par la réalisation du projet ne va pas sans créer des désagréments aux habitants de la région qui s’y rendent quotidiennement. La chaussée dégradée et parsemée de nids-de-poule est maintes fois dénoncée par les automobilistes. Les transporteurs de voyageurs avaient, d’ailleurs, opéré un débrayage, il y a quelques mois, pour protester contre le mauvais état de la route. Retapée dans l’urgence, cette voie n’a pas résisté aux affres de l’hiver. Sans un revêtement rapide, en béton bitumineux, elle ne fera qu’empirer et par voie de conséquence, susciter le mécontentement des usagers. L’évacuation convenable des eaux pluviales ne doit pas être étrangère à cette situation. La construction de nombreux avaloirs nécessaires à l’évacuation des trombes d’eau qui s’abattent sur la région et noient le chef-lieu résoudrait au moins, une partie du problème. En outre, bien que réparé à plusieurs reprises, l’éclairage public de l’agglomération demeure défaillant. Selon un élu, il nécessitera la réfection sur une grande distance. Son extension pour éclairer toutes les routes menant aux villages de la commune serait à prévoir, également. En tout cas, une solution devrait être trouvée, d’ici le mois de carême, pour que les habitants qui deviennent des noctambules, à cette occasion, puissent se déplacer aisément. Nous avons par ailleurs, noté l’absence de trottoirs sur presque toute la longueur de l’unique rue du chef-lieu.
C’est dire qu’un budget pour la mise en pratique du plan d’aménagement dont l’étude a été réalisée par la DUC en 2006, devient urgent. On nous fait savoir, sans confirmation officielle, que l’aménagement du chef-lieu d’Ait Yahia serait inscrit dans le plan quinquennal 2015/2019. L’attente risque d’être longue pour la population qui aspire à des trottoirs convenables, une chaussée débarrassée des crevasses ou encore de la lumière chaque soir dans la rue.
Bien que créé depuis plus de trente ans, le lieu-dit « Sebt », nom du chef-lieu, n’a pas connu de développement notable devant en faire une ville autour de laquelle doivent graviter les quarante huit villages de la commune. Il est temps que les choses changent.
A.O.T.
