Afin de stabiliser les prix des fruits et légumes – L’UGCAA appelle à organiser le réseau de distribution

Le président de la commission nationale des mandataires des fruits et légumes, Mohamed Medjbar, a appelé hier à Alger, les autorités publiques à organiser le réseau de la distribution et améliorer le rôle des chambres froides, pour mettre fin à la spéculation. « Les produits sont disponibles à des prix abordables au niveau des marchés du gros, mais le dysfonctionnement qui existe dans le réseau de la distribution est à l’origine de l’augmentation des prix des fruits et légumes, y compris ceux de saison », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse organisée au siège de l’union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) sur les doléances de ce secteur. De ce fait, le conférencier a lancé un appel au ministère de l’Agriculture et du développement rural, ainsi qu’à celui du Commerce afin d’« améliorer davantage le rôle des chambres froides et d’organiser le réseau de distribution dans le but de diminuer la différence entre les prix du détail et ceux du gros ». M. Medjbar a mis en cause les commerçants du détail qui manipulent les prix des produits sans aucun contrôle. « Il y a une grande différence entre les prix du gros et ceux du détail, le mandataire vend par exemple la salade à 20 DA alors que chez le commerçant du détail celle-ci est cédée à 100 DA », a encore précisé M. Medjbar. Pour ce qui est de la hausse des prix de la pomme de terre, le responsable accuse l’organisme de régulation au niveau du ministère de l’Agriculture « qui a donné l’agrément à des intervenants qui ont pris le monopole de ce marché », a-t-il estimé. Le président de ladite commission a tenu à rassurer sur la disponibilité des fruits et légumes durant le mois du Ramadhan prochain, « ce qui va permettre de stabiliser les prix, si les autorités concernées résolvent la problématique de la spéculation », a-t-il précisé. Par ailleurs, le même responsable n’a pas manqué de mettre l’accent sur les problèmes organisationnels des marchés du gros, notamment en ce qui concerne l’hygiène. « Nous appelons les autorités locales à obliger les gestionnaires des marchés du gros à appliquer tous les points du cahier des charges », a-t-il suggéré.

  Samira Saïdj