Les conclusions de l’étude du sol se font attendre

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C’est un point sur lequel les membres du comité du douar de Boumahni sont revenus lors de leur dernière réunion tenue en mars dernier à l’école Taourit. Il s’agit des deux cas de glissements de terrains à Ath Said Oumhamed et Ikouvaâne survenus en 2012. Les membres du dit comité s’inquiètent surtout sur les résultats du laboratoire qui ne sont pas encore communiqués jusqu’au jour d’aujourd’hui.  » Les habitants de ces deux villages veulent connaître la suite donnée à ces zones. Seront-elles toujours habitables ou non? », nous interrogera un membre du comité. Un P.V. où est consigné ce point ainsi que d’autres était envoyé aux responsables concernés. Contacté à ce sujet, le maire nous apprendra que le laboratoire ayant fait le sondage a été mis en demeure par la Duc par voie de presse, en vain .  » Dès notre installation, nous avons relancé ce problème car nous avons reçu à maintes reprises des réclamations. Un laboratoire a été retenu. Il a fait les sondages, puis il n’est pas revenu », ajoutera le P/APC. Celui-ci nous informera, d’autre part, que la wali a été saisi de cette affaire.  » Nous attendons toujours à ce que le laboratoire reprenne ses travaux car il y aura encore une deuxième phase », poursuivra M. Merzouk Haddadi, car c’est de lui qu’il s’agit. Ces deux glissements, disons-le, ne cessent de se propager sur tout le périmètre environnant si bien que les habitants ont de quoi s’inquiéter.  » Maintenant, on n’est plus en hiver. Souhaitons que les décisions soient prises dans les meilleurs délais possibles pour qu’on puisse prendre nos dispositions », nous dira un habitant du village.Pour le village d’Ikouvaâne, il faut dire que les autorités ont agi au bon moment car les familles menacées ont été déplacées et recasées selon les moyens dont dispose l’APC, notamment dans une école désaffectée. D’ailleurs, trente deux familles ont été portées sur la liste des bénéficiaires de logements dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire. Mais, il faudrait quand même que ce laboratoire rende ses conclusions afin que les autorités aient une approche de cette zone qui demeure une plaie dans ce douar.  » Nous appelons encore une fois le laboratoire à reprendre les travaux afin d’arriver à une conclusion finale », souhaitera le maire très inquiet de la situation des habitants de cette zone. 

  A. O.

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