Sans crier gare et au mépris de toute logique, les chauffeurs de fourgons au niveau de la commune de Aïn El Hammam assurant le transport vers les villages situés à l’Ouest du chef-lieu, viennent d’augmenter les prix des places. Ce qui n’était qu’un ballon de sonde jeté par quelques jeunes transporteurs il y a quelques jours, est vite devenu réalité ce lundi. Samedi, déjà les transporteurs de Taourirt Menguellet avaient annoncé la couleur, en portant les prix de quinze à vingt dinars, soit une augmentation de vingt pour cent pour une distance de moins de trois kilomètres. Lundi, les propriétaires de fourgons de la grappe de villages dite « Amer Oussaid » et d’« Ait Ailem » avaient, eux aussi, exigé de leurs clients vingt cinq dinars au lieu de vingt qu’ils payaient auparavant, pour une distance d’environ cinq kilomètres. Un des chauffeurs que nous avons interrogé ne cache pas qu’il est obligé de « suivre ses collègues », précisant toutefois qu’« ils ont raison vu la cherté de la vie. Même les impôts ont augmenté. Nous payons maintenant 5 500,00 dinars par trimestre alors qu’avant les redevances étaient de 4 500,00 dinars ». Venant d’Ait Ailem, un client qui venait d’arriver à la place de l’ex-Michelet nous apprend que les citoyens n’ont pas l’intention de se taire. « Nous allons adresser une pétition à qui de droit une fois que nous aurons réuni beaucoup de signatures de voyageurs mécontents de cette hausse que nous dénonçons», affirmera-t-il. La Direction des transports ainsi que les syndicats des transporteurs devraient se prononcer sur ce que les transporteurs croient « légitime » et que les citoyens considèrent comme « un abus ». Payés à la course, les taxis individuels, quant à eux, n’ont pas encore annoncé une quelconque augmentation de leurs tarifs. Mais à ce rythme, cela ne saurait tarder.
A.O.T.
