La wilaya de Béjaïa a vécu vendredi et samedi au rythme d’un impressionnant mouvement routier qui s’est concrètement vérifié depuis la ville de Tazmalt, 70 km à l’ouest du chef-lieu de wilaya où une tension palpable sur les moyens de transport public a été observée. La demande qui s’est fait sentir en matière de transport, le vendredi, a donné du pain sur la planche aux transporteurs qui ont été fortement sollicités pour acheminer nombre d’étudiants ayant décidé de rejoindre leurs résidences respectives la veille d’un retour qui s’annonçait riche en tracasseries, eu égard à la faune de citoyens ayant renoué avec leur région natale pour y savourer les fêtes du nouvel An berbère 2956 et la célébre fête de l’Aïd qui est aussi une occasion rêvée de prédilection et de retrouvailles familiales. L’offre habituellement prodiguée par le dispositif de fourgons reliant Tazmalt à Béjaïa via plusieurs localités situées à proximité de la RN 26, a croulé samedi sous une demande qui s’est exacerbée à la mesure de l’important flux d’étudiants qui se sont retrouvés à faire le pied- de – grue au niveau de plusieurs arrêts de la région, en quête d’un hypothétique bus en provenance d’Alger. Le froid qui a prévalu et le rythme incertain qui a distingué les rares dessertes assurées ont justifié la galère de la classe ouvrière qui n’a pas non plus échappé au manque cruel de transport qui a émaillé cette journée, signant un retour au travail intervenant après 2 journées coïncidant avec la célébration de l’Aïd (mardi et mercredi) prolongées de la non moins importante fête du nouvel An berbère célébrée cette année avec engouement autant dans la région que dans le reste du pays, le tout prolongé par un « pont » avec la journée du vendredi constituant la fin de la semaine habituelle. Nombre de transporteurs absents sur leurs lignes ont par exemple, profit oblige, acheminé des voyageurs vers le grand Alger.
Z. F.
