La commune de Guerrouma, à une cinquantaine de kilomètres à l’Ouest du chef-lieu de la wilaya de Bouira, est l’une des municipalités qui connaissent un retard important en matière d’aménagement urbain et d’amélioration du cadre de vie des citoyens.
Ce triste constat a été à maintes reprises dénoncé par les habitants, qui ont organisé des sit-in devant le siège de l’APC et même devant le siège de la wilaya. Ainsi et dans le but de pallier à ces carences, les autorités locales ont récemment entamé un vaste plan d’aménagement du chef-lieu communal, dont les travaux, qui ont été lancés et suivis par le premier magistrat de la wilaya, touchent bon nombre de «points noirs» de la ville, notamment la réhabilitation des canaux d’assainissement, de la voirie et l’installation d’éclairage public. En effet, le centre-ville de cette commune est animé par le bruit des pelleteuses et autres niveleuses, qui s’affairent à redonner un semblant d’esthétique à cette municipalité abandonnée. De ce fait, le chef-lieu de la commune de Guerrouma est désormais en pleine phase de mutation ; la preuve est que le réseau de traitement des eaux usées est en train d’être réhabilité par les services de l’APC. Lors de notre passage sur les lieux, nous avons remarqué que de nombreux engins et pelleteuses s’y sont installés. Cette opération d’amélioration du cadre de vie a été accueillie favorablement par les citoyens qui sont soulagés de voir la concrétisation du projet. « C’est une réelle bouffée d’oxygène pour notre commune! », dira un habitant. Pour l’heure, la Direction de l’urbanisme et de la construction (DUC) de Bouira, chargée du suivi des travaux qui, selon elle, « avancent bien », a expliqué que le taux de revêtement des routes a atteint les 50%, celui de l’éclairage public avoisine les 30% aussi et la réhabilitation du réseau d’assainissement dépasse les 70%, soit un taux d’avancement global estimé à 62%. Il est utile de signaler que le montant total alloué à ce projet de réaménagement urbain qui, selon les responsables, devrait être réceptionné d’ici le mois d’octobre prochain, est de l’ordre de 90 millions de dinars.
R. B.

