La Dépêche de Kabylie

Grève des praticiens de la santé – Un taux de suivi de 10,58% au niveau national

Le taux de suivi de la grève initiée, lundi dernier, par le syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP), n’était que de 10,58% au niveau national, alors que 20 wilayas du pays ont enregistré 00% de suivi, a indiqué hier, le ministre de la Santé de la Population et de la Réforme hospitalière dans un communiqué. « Loin des déclarations fantaisistes du syndicat, ces chiffres, par ailleurs, vérifiables et confortés par les comptes rendus des correspondants locaux de la presse, traduisent l’échec des initiateurs de cette grève que la justice a déclaré illégale et signifient un cinglant désaveu », a souligné le ministère. Pour le ministère, « cette faible adhésion à l’appel à la grève, traduit la maturité du corps des praticiens de santé publique dont l’écrasante majorité refuse d’être manipulée et utilisée à des fins inavouées, du moment que les revendications socioprofessionnelles sont prises en charge ». À cet effet, a-t-on ajouté « il est pour le moins étonnant que ce syndicat appelle à boycotter les concours de passage de grade dont il avait contribué à la préparation de leur organisation ». Ces concours « représentent une avancée socioprofessionnelle importante et bénéficient d’une dérogation exceptionnelle du Premier ministre pour la transformation automatique des postes budgétaires sans limitation du nombre d’admis ». Le ministère salue, à cet effet, l' »esprit de responsabilité dont ont fait preuve les praticiens de santé publique qui ont refusé de céder à la surenchère et ont conforté la conviction que l’option du dialogue responsable est seule à même de consolider les acquis socioprofessionnels et de renforcer le secteur public de la santé qui avait été fortement affaibli et discrédité les années, passées par les professionnels de la protesta ». Le SNPSP avait appelé à une action de protestation, avant-hier, lundi, pour être reconduite les 5 et 6 mai prochains à travers le territoire national, en plus d’un sit-in devant le siège du ministère de la Santé. Le but étant d’amener la tutelle à régler de nombreux dossiers en suspens, dont ceux portant sur le concours de promotion, l’équivalence des diplômes et la révision du statut particulier.

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