Le débrayage était quasi-total

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l Le mot d’ordre de grève, lancé par les syndicats UNPEF, SATEF, SETE de Béjaïa, CNAPEST et le CLA, a été largement suivi, ces 15 et 16 janvier, par les enseignants.A Boghni, au lycée Zamoum ainsi qu’au technicum, la grève a été totale, à l’exception d’un ou de deux enseignants qui ont travaillé. Même topo aux CEM de la commune, les travailleurs de ce secteur se sont sentis concernés par cette grève, même ceux qui ne sont pas affiliés aux syndicats initiateurs. “Les revendications sont légitimes et nous concernent directement, alors je m’en fout de l’auteur de l’appel’, nous a confie ce professeur de français au technicum.A Assi Youcef par contre, seul le CEM Aït Hidja avait répondu à l’appel et les élèves sont restés chez eux dès dimanche matin ; le CEM Aït Hidja n’avait suivi la grève que ce lundi matin. Quant aux écoles primaires, les cours ont été suivis le plus normalement du monde. Ce qui est à relever de cette situation, c’est la non-reconnaissance des travailleurs du secteur dans ces établissements, les syndicats initiateurs, vu leur appartenance au SETE de l’UGTA.Cependant, la grève illimitée décrétée par ce syndicat à partir du 9 du mois courant et qui est en cours à ce jour étant donné que les primes de rendement et de scolarité n’ont pas été versées, n’a pas été suivie par ces établissements. C’est à ne rien comprendre. Une chose est sûre, la désunion des travailleurs de l’éducation ne réglera jamais leur problèmes, tant qu’on est pour une chose et son contraire.

Salem Amrane

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