Un groupe représentant les différents services concernés par la réhabilitation du vieux bâti a entamé son travail depuis quelques jours dans la commune de Aïn El Hammam.
Sa tâche consiste, nous dit un responsable, à constater l’état des habitations dont les propriétaires ont déposé des dossiers pour une éventuelle aide de l’état, dans le cadre de la réhabilitation du vieux bâti. La Daïra, l’APC et la SLEP et autres services, ont délégué chacun, un fonctionnaire pour composer cette commission qui doit se déplacer dans les villages ou à leur périphérie. Même si l’APC met, chaque jour, un véhicule à sa disposition, le groupe n’en éprouve pas moins des difficultés à localiser certaines maisons. En effet, de fausses adresses et parfois des noms erronés ne leur facilitent guère la tâche et ralentissent le rythme de travail. Concernant le nombre de personnes qui devraient bénéficier de cette opération, on avance le chiffre de trois mille (3000) pour toute la wilaya de Tizi-Ouzou. Un chiffre, jugé très en deçà des besoins, lorsqu’on sait que les demandes débordent des tiroirs. «Il est de ce fait difficile à la commission de dégager les plus méritants vu que la plupart de ceux qui ont déposé des dossiers s’appuient sur des situations jugées critiques.» Le chômage, la précarité ont beaucoup contribué à cette situation. Des pères de famille qui arrivent tout juste à assurer le pain quotidien à leurs enfants, ne peuvent prétendre à la construction d’une maison. Beaucoup d’habitations, entamées depuis longtemps, tardent à être terminées, faute de moyens. Elles ne sont ni crépies, ni peintes alors que pour d’autres, ce sont des bouts de tôles qui font office de fenêtres.
A.O.T.

