Le commerce informel ne cesse de prendre de l’ampleur. Selon les statistiques de l’Union générale des commerçants et algériens (UGCAA), pas moins de 2 000 points de vente illicites existent au niveau national. En effet, la campagne d’éradication des marchés informels, lancés en 2012 par le ministère de l’Intérieur, n’a pas réussi à mettre fin à ce commerce illégal. A Alger, plusieurs communes, notamment à Belouizdad , ont vu le retour des points de vente informels éradiqués dans le cadre de ladite campagne. «On a constaté le retour en force des points de vente informels qui ont atteint les 2 000 au niveau national», a affirmé hier, El Hadj Tahar Boulenouar, le porte-parole de l’UGCAA. En estimant que ce nombre augmentera plus durant le mois de Ramadhan et la période d’été «où les commerçants exposent plusieurs marchandises, au niveau du littorale», a fait remarquer M. Boulenouar. Ce dernier a tenu à mettre l’accent sur les conséquences négatives du commerce informel sur la campagne «Consommons algérien» lancée par le ministère du Commerce. «L’ampleur que prend le commerce parallèle est en contradiction avec la politique du gouvernement qui cible à encourager la production nationale, car 80% des produits qui sont commercialisés par le biais des points de vente informels sont importés», a expliqué M. Boulenouar. Par ailleurs, le porte-parole de l’UGCAA a estimé que l’opération d’éradication de ces points de vente illicites n’a pas donné ses fruits sur le terrain, car elle n’a pas été accompagnée par un suivi de la part des autorités locales. «Cela n’est pas l’affaire des policiers, mais plutôt des autorités locales qui doivent prendre en charge cette opération », a-t-il dit. Face à cet état de fait, le même responsable a appelé les autorités concernées à mettre en place des solutions concrètes pour mettre fin à cette activité. Il s’agit, selon M. Boulenouar, de la création des marchés de proximités et l’exploitation des locaux qui sont fermés depuis plus de 20 ans dans plusieurs communes au niveau national.
Samira Saïdj
