La Dépêche de Kabylie

Draâ El-Mizan : Suite à la fermeture du CET par des jeunes réclamant des postes d’emploi – Les ordures envahissent la ville

Des jeunes du village Draâ Sachem ferment depuis déjà trois jours le centre d'enfouissement technique d'ordures ménagères situé à quelques centaines de mètres de leurs domiciles.

En effet, l’accès est interdit aux camions de décharger leurs déchets. On croit savoir que ces protestataires exigent des autorités de la commune de leur affecter des postes d’emploi. Cela a provoqué l’entassement des monticules d’ordures ménagères aussi bien à Draâ El-Mizan qu’à Tizi-Gheniff. Les déchets se sont amoncelés devant les magasins et autres quartiers si bien que des odeurs nauséabondes s’y dégagent à telle enseigne que tout le monde se bouche le nez devant ces monticules d’immondices. Des sachets remplis de nourriture pourrie sont traînés par des chiens errants et des chats. Ce qui ne peut être sans conséquences sur la santé publique. Au niveau du parc communal, les camions à bennes tasseuses et les tracteurs ayant collecté au premier jour de la contestation les ordures sont bloqués. « On ne peut pas rester ici. La chaleur d’avant-hier a empiré la situation. Impossible de mettre le nez dehors. Pourtant, on est obligé car on ne peut gérer un parc roulant à partir d’un bureau », nous confiera une source sous couvert de l’anonymat. Les responsables de la mairie ont essayé de raisonner ces jeunes, en vain. Pour ce troisième jour, c’est le statu quo. Aucun camion n’est autorisé à pénétrer au CET. Devant ce genre de réaction, c’est l’indignation la plus totale. « On ne peut pas quand même laisser la situation se poursuivre ainsi. Il faudrait appliquer la loi. Sinon, comment quelques jeunes et on dit même qu’ils sont à deux prennent en otage toute la population? », s’interrogera ce restaurateur déversant le contenu de sa poubelle dans un bac à ordures métallique non loin de son commerce. En tout cas, tout le monde s’accorde à dire qu’il est temps d’en finir avec ces comportements. « Toutes les contestations ne pénalisent que les citoyens. Quand on bloque une route, c’est le pauvre citoyen qui paie les frais. Quand on ferme une mairie, c’est toujours lui qui subit les conséquences. A quand le retour de la force et de la loi dans ce bled? », fulminera un marchand de fruits et légumes qui nous montre du doigt un monticule de légumes avariés non encore dégagé de la place du marché.

Amar Ouramdane

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